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2RO, blog de Corinne Dangas

Mutations Internet. Faut-il repartir de zéro pour être 2.0 ?

iPad : lancement par Steve Jobs de la tablette d'Apple. Un grand frère pour l'iPhone et un concurrent sérieux au livre électronique ?

Aujourd'hui se tenait à San Francisco la Keynote d'Apple, qui devait voir le lancement très attendu de la fameuse tablette iPad. La voilà donc dévoilée.

Même bouton "home", accéléromètre, multitouch, clavier manifestement très utilisable et interface hyper fluide : l'iPad n'envie rien à l'iPhone dont il est la réplique en plus grand. Avantage et non des moindres : il supporte les applications iPhone.

Côté caractéristiques : un écran de 9.7", un format de 24 x 19 x 1.3 pour un poids d'environ 680 g et une autonomie annoncée de 10h, en font le chaînon manquant entre le smartphone et le netbook.

L'iPad proposera à 9.99 € pièce les logiciels de la suite bureautique d'Apple (iWork) : traitement de texte, tableur et présentation.

Nulle trace en revanche d'appareil photo ou de webcam. Et pas de compatibilité avec le Flash.

En matière de livre électronique, le Kindle et autres n'ont qu'à bien se tenir. La tablette embarque une application dédiée permettant la lecture d'ebooks en couleurs, en noir et blanc, intégrant même de la vidéo. Et Apple a d'ores et déjà lancé l'iBook Store.

Ce modèle même de distribution, qui n'a plus de preuves à faire (Cf. l'AppStore), l'usage d'un format ouvert (l'ePub) et une politique discrète mais apparemment assouplie de tarification abaissent les barrières pour les éditeurs comme les usagers. 5 partenaires (Harper Collins, Simon & Schuster, MacMillan, Hachette et Penguin) et une édition adaptée du New York Times, ont déjà rejoint les rangs.

Le plus important : le prix. Vendu de 499 $ (pour la version 16 Go sans 3G) à 829 $ (64 Go et avec la 3G) sans abonnement, l'iPad ne sera pas bloqué sur un opérateur. Aux US 2 offres 3G sont déjà annoncées par AT&T (15 et 30 $) et les accords attendus pour les autres pays.

Et maintenant un peu de patience pour tester ce petit joujou alléchant : il sera disponible aux US dans 2 mois en WiFi, 3 mois avec la 3G, et d'ici cet été à l'international !

Nexus One : annonce du multitouch en Europe et comparatif performances tactiles avec iPhone

Le multitouch est la fameuse fonctionnalité, pour grande part dans le succès de l'iPhone, qui permet d'interagir à deux doigts avec l'écran tactile. Malgré son positionnement "d'iPhone killer", le Nexus One devait en être privé.

Le Nexus One sera multitouch sur le marché européen

Mais une bonne nouvelle va rassurer tous ceux qui en France attendent impatiemment le téléphone de Google : la rumeur court en marge du CES 2010 (Consumer Electronics Show), amorcée par le journal allemand Heise, et étayée par le flou des réponses de Google, que la version vendue sur le marché européen en bénéficierait.

La raison elle-même apparaît vague : liée au modèle OEM ? Probablement à des enjeux juridiques découlant des brevets possédés par Apple sur la technologie en Amérique.

Et le sujet est à l'évidence très sensible pour Google, qui, interrogé sur une possible mise à jour software, s'est limité à un "We'll consider it" et laisse entendre que certaines applications en profiteront, quoi qu'il en soit. Mais maintient aussi sur son forum support mobile que les Nexus vendus sur le marché UK seront les mêmes qu'aux US, et n'incluent pas la fonctionnalité.

Bref, comme à son habitude, Google entretient de toute façon très bien le buzz... et à suivre, avec SFR, qui prévoit de commercialiser le "monstre" en France avant la fin du premier trimestre.

On peut de toute façon gager que dans la mesure où il n'existe pas d'obstacle hardware, les hacks ne manqueront pas dans les autres régions, pour permettre à tous de bénéficier d'une fonction devenue incontournable !

Comparatif écrans tactiles

En attendant, pour vous aider à choisir votre prochain mobile préféré dans cette guerre sans merci, vous pouvez jeter un coup d'oeil à ce comparatif qui vient d'être publié par MOTO Development Group, sur les performances des écrans de l'iPhone, du Nexus One, ainsi que de l'HTC Droid Eris et du Motorola Droid.

Les capteurs de l'iPhone montrent un suivi plus linéaire, avec très peu d'effet escalier, se plaçant juste devant les Eris Droid et Nexus One, mais de moins bons résultats cependant sur les bords de l'écran. Le Droid Motorala est largement dépassé, et produit des artefacts de tracés ondulés. 

2010, année MMX : geek-cards et meilleurs voeux à tous !

MMX en chiffres romains, 2010 devra être une année techno (MMX est l'abréviation de MultiMedia eXtensions, jeu d'instructions pour les x86). Instructions donc au programme de ce billet : sur les échanges de vœux, l'année 2010 dans le monde, et une sélection d'e-cards pour technophiles.

Les vœux, mémo pratique

Nous ne sommes plus à l'époque où, enfants, les rédactions de cartes, ô combien spontanées, peuplaient notre après-Noël, égayées de visites à tout le ban et l'arrière-ban de la famille, notamment cette si pétillante grand-tante Germaine, et notre (non moins distrayant) arrière-petit-cousin Anatole.

Aujourd'hui, entre e-mail, e-cards et SMS, tout est moins protocolaire. Mais un minimum de savoir-vivre sied encore aux circonstances, et l'on ne sait plus toujours comment s'y prendre. Quelques indications :

  • Quand : du 15 décembre, idéalement à partir de Noël, au 31 janvier au plus tard. Le plus tôt est le mieux. C'est une superstition et non du savoir-vivre de penser qu'il faut attendre le 1er janvier 00:01 h pour bombarder tout son carnet d'adresses de - du même ! - SMS. (Notre président nous adresse d'ailleurs les siens le 31 décembre) En résumé : comme en tout, mesure est bonne. A éviter donc : ne pas répondre à des vœux sous prétexte que c'est allé trop vite et que vous n'étiez pas prêt ;) ou pire, vous réveiller le 31 janvier, en ne laissant que quelques heures à votre interlocuteur pour vous répondre !
  • Dans quel ordre : le plus jeune d'abord. Le patron ou le supérieur à ses équipes. L’homme écrit à la femme, et le célibataire aux couples. 
  • Comment : de vive voix, par e-mail ou par une carte, l'essentiel est de le faire, et de personnaliser un tant soit peu en évitant l'effet "copier - coller". Il est admissible que cela concerne un réseau de personnes, par exemple un e-mail contextualisé envoyé à l'ensemble des membres de votre club de gym, ou l'équipe commerciale d'un fournisseur. Inutile par contre de doubler par courrier des vœux déjà formulés de vive voix !

2010, année de ?

10 geek-cards, pour en finir avec la e-card en flash

Terminée la vieille e-card des années 2000. Désormais, le programme des vœux virtuels, c'est réalité augmentée, HD, collaboratif, géoloc, vidéo personnalisée, app iPhone... et télégramme ! Voici une petite sélection.

  • La réalité augmentée aura été LE sujet de l'année 2009. Plusieurs sociétés proposent des cartes en RA, comme Total-Immersion ou AR-wishes. Vous téléchargez l'appli, imprimez et placez la carte devant votre webcam : ô magie, ça s'anime ! Avec l'opération "send a card, save a tree" de Stella Artois, vous sauverez un arbre pour chaque carte envoyée. 
  • Des vidéos personnalisées avec votre trombine et celle de vos proches, notamment le fameux ElfYourself qui vous transforme en elfe (à bonne distance, dans le noir, et après quelques coupes de champagne, on s'y tromperait ;) ) 
  • Toujours dans la vidéo, des cartes de qualité HD, pour les puristes.
  • Geogreetings : des vœux rédigés à partir de photos de bâtiments issues de Google Earth.
  • Des cartes fun, ultra-customisées, avec TV5
  • Les cartes pour mobiles sont légion, avec par exemple l'application Virtual Santa pour iPhone, utilisant la réalité augmentée, ou encore Xmas Tree pour Android, qui vous permet de dessiner un sapin de Noël et de l'envoyer à vos amis sur Facebook, Twitter ou par email. 
  • Pour mutualiser vos efforts et optimiser la gestion de votre e-réputation : des applications Facebook... par centaines.
  • Des cartes collaboratives, à préparer en groupe (pour des vœux collectifs à votre boss)
  • Enfin, si le micro-blogging et l'instantanéité sont désormais devenus une condition nécessaire à votre survie en ligne, n'oubliez pas d'apporter votre contribution à faire vaciller les serveurs de Twitter, de suivre les hashtags #bonneannee et #happynewyear et de collecter les vœux du monde entier avec Google Real Time Search.
  • Et puis, si décidément tout ça n'est pas assez hype pour vous, pourquoi ne pas se rabattre sur un authentique télégramme ? (rassurez-vous : on peut payer en ligne par CB ou Paypal)

Finalement, je vous invite à suivre, pour la première fois de son histoire, le décompte et l'illumination de la Tour Eiffel en direct sur http://31decembreaparis.com/ ....

... et à tous, une très belle année 2010 !


Des fractales en 3D : de l'ensemble de Mandelbrot aux volumes Mandelbulb

Voilà quelque chose qui m'a toujours fascinée et touche peut-être à des lois universelles que nous ignorons encore : les fractales. Vous en avez tous déjà vu, un coup d'oeil sur Google Images vous permettra d'en dénicher de magnifiques, et la nature ne manque pas de modèles fractals : les flocons de neige, les fougères... ou le chou Romasnesco !

Récemment, un anglais, Daniel White, a annoncé avoir réussi à produire la représentation en trois dimensions la plus précise de l'ensemble de Mandelbrot, baptisée Mandelbulb.

Une fractale, kezako ?

C'est le mathématicien français Benoît Mandelbrot, inventeur de l'ensemble du même nom, l'une des plus illustres, qui a forgé ce terme dans les années 70. Un objet fractal se caractérise par son autosimilarité (parfaite ou approchée) : il contient des structures homologues, quelle que soit l'échelle d'observation où l'on se place. Le tout est comparable à l'une de ses parties

Mathématiquement, pour définir l'ensemble de Mandelbrot, on associe à chaque point C du plan complexe (fondé sur les nombres imaginaires où i est la racine carrée de -1... promis je n'insiste pas plus sur ce sujet ;) ) la suite zn+1 = zn2 + C avec z0 = 0.

Ce qui est intéressant du point de vue néophyte est que cet ensemble est borné par un cercle de rayon 2, et a donc une aire qui est finie. Alors que son périmètre lui, est infini. Ce qui explique pourquoi tout leur attrait est qu'il se passe énormément de choses à leurs frontières (il faut bien que le "périmètre s'étende") : à condition de regarder toujours plus près, dans l'infiniment petit !

Mandelbub : un volume de Mandelbrot en 3D

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Une tige et une spirale, en 2D (Mandelbrot) et en 3D (Mandelbulb). Images Daniel White

Jusqu'ici des tentatives de représentations en 3D étaient basées sur différentes méthodes approximées à partir d'ensembles en 2 ou 4D : comme la rotation d'un ensemble 2D autour d'un axe central, ou sa simple élévation jouant sur les couleurs, ou encore la projection en 3D (visualisation de coupes) d'ensembles à 4D utilisant des quaternions.

Daniel White a adopté une démarche géométrique plutôt que basée sur le calcul complexe, en considérant que l'équation ci-dessus revient à une rotation dans le plan complexe et une translation (un déplacement linéaire). Pour créer l'ensemble de Mandelbrot, pour chaque point, on répète l'opération jusqu'à ce que la suite diverge (sorte de l'ensemble)... ou plus prosaïquement jusqu'au maximum d'itérations qu'on s'était fixé (notre précision a ses limites !)

Et dans nos représentations graphiques, on fait traditionnellement varier la couleur selon que la suite a divergé plus ou moins vite (nombre d'itérations effectuées) : les zones concentriques colorées reflètent donc la distance aux pourtours. 

Partant de là, au lieu de procéder à partir d'un plan (des points de coordonnées planes cartésiennes x, y), White s'est servi de coordonnées spatiales sphériques (x,y,z). Un confrère, Paul Nylander, a eu l'idée d'exploiter des puissances supérieures à 2 qui, à partir de 8, ont produit le résultat espéré. Un bon moteur de rendu 3D permet de "naviguer" dans le volume obtenu, comme le montrent les vidéos, certaines impressionnantes.


White admet ignorer s'il touche ainsi au "véritable" Mandelbrot en 3D, dont nul ne sait même s'il existe : après la démarche empirique il reste à faire sur le plan formel et de la recherche mathématique ! Mais l'exercice fait progresser ce qui avait été imaginé, inspire à quoi il pourrait ressembler car l'analogie est parfois surprenante, et surtout produit des images époustouflantes. Le tout rappelons-le grâce à un calcul itératif basé sur une "simple équation"

Algorithme et explications sur le site de Daniel White
D'autres vidéos de Mandelbulb sur YouTube
Des articles du New Scientist et de sites francophones : ChicAndGeek , xgouchet.fr

Google : une kyrielle de nouvelles fonctionnalités, et un partenariat avec l'UNESCO pour la visite virtuelle de sites classés au patrimoine mondial

Ces derniers jours ont vu Google multiplier les lancements de fonctionnalités. A tel point que c'est peut-être bien Google qui fait le plus parler de lui en temps réel sur le nouveau real-time search (en anglais pour l'instant, les autres langues seront lancées début 2010).

Recherche en temps réel donc, disponible également sur Google Trends (hot topics). Mais aussi Google Goggles, recherche à partir de vos propres photos, pour les smartphones Android. Egalement recherche vocale, disponible en anglais et mandarin et lancée au japon, sur iPhone et Android. Recherche basée sur la localisation, avec Google Suggest Mobile ou Near me now. Sans parler du récent dictionnaire. Ou encore du prototype de Living Stories, plate-forme de diffusion des actualités en collaboration avec le NY Times et le Washington Post. Et enfin extension au mode non connecté de la recherche personnalisée (passée quasi-inaperçue dans le brouhaha, mais pourtant pas du tout anodine pour les perspectives du SEO et des référenceurs !) 

Ouf ! La liste est longue, et je n'entre pas plus dans le détail de ces nouveautés largement discutées sur Twitter et sur le Web (voir par exemple sur Zorgloob ou WRI). Je vous en présente une bien moins reprise, mais qui mérite un petit coup d'oeil. 

19 des sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO sont désormais à portée de clic des internautes du monde entier, avec Google Street View.

Jardins du Château de Versailles, vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, sites archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata, centre historique de Prague, Stonehenge, réseau de moulins de  Kinderdijk-Elshout, et j'en oublie : ce sont au total 19 richesses mondiales situées en Espagne, France, Italie, Pays-Bas, République tchèque et Royaume-Uni, que vous pouvez parcourir à 360°, et qui s'enrichiront bientôt d'autres sites difficiles d'accès, situés en Afrique du Sud, au Brésil, au Canada, au Mexique et aux Pays-Bas.

Google et l’UNESCO vont aussi collaborer pour proposer via Google Maps, You Tube et Google Earth, des cartes, textes et vidéos relatifs à des réserves de biosphère de l’UNESCO, du patrimoine documentaire inscrit sur le Registre Mémoire du Monde, ou des langues en péril. 

Rationalizer : un bracelet pour mieux contrôler ses émotions

S'il vous arrive souvent de regretter des décisions prises sous le coup de la colère, de l'angoisse ou du stress, de rompre 20 ans de vie commune en 3 secondes et 140 caractères par Twitter interposé, ou d'envoyer un e-mail rageur à votre patron ou votre plus gros client, et vous dire tout de suite après que vous n'auriez pas dû, ce concept va vous intéresser. 

Rationalizer est un bracelet qui détecte le niveau de stress et, couplé à un récepteur très design, vous avertit lorsque vous vous emballez : un projet sérieux, développé par Philips Electronics et la banque allemande ABN AMRO, pour les traders et investisseurs en ligne.

Professionnels ou non, leur nombre et la palette d'outils mis à leur disposition se sont multipliés ces dernières années, conduisant à des choix radicaux, pris en quelques secondes seul derrière un écran. Le but est de les prémunir de décisions trop hâtives.

L'ubiquité amenée par les technologies de communication tend à l'extrême vers une perte de repères, une déconnexion de "l'ici et maintenant". Derrière un ordinateur, la gestion des émotions est d'autant plus perturbée que le champ de conscience est modifié.

Le "miroir des émotions" est censé vous épargner le pire en signalant que, non, pour l'instant vous n'êtes pas en état de prendre une décision grave et susceptible d'engager votre avenir. :)  

Alors certes, si le bracelet brille, convenons que ce n'est pas principalement par son esthétique : dans le genre bling-bling son effet n'est pas contestable. Philips en déclinera encore quelques versions avant d'en faire le bijou-hype-du-moment-à-avoir-absolument !

Mais être conscient de ses émotions est le premier pas vers mieux les gérer. Aussi vous ne trouvez pas la piste intéressante, vers des produits qui seront certainement utiles pour pas mal d'entre nous ?



Publicité et eye tracking : plus la pub est animée, plus les internautes l'ignorent

Miratech, spécialiste de l'eye tracking, vient de publier une intéressante étude, première chiffrée, sur l'impact des publicités sur le Web, dont le résultat n'est pas sans surprendre.

Les participants étaient invités à naviguer librement sur des sites riches en contenu et en publicités (lemonde.fr, jeuxvideo.com, allocine.fr, lequipe.fr...), leur regard étant analysé au moyen des technologies d'eye tracking. 

Il en ressort une bonne nouvelle pour les annonceurs : la publicité est plus regardée que prévu. 6,58% du temps de navigation est consacré aux pubs, soit près de 40 s pour 10 mn de surf. Témoignant de ce qu'un taux de clics décevant ne traduit donc pas pour autant l'échec d'une campagne en termes de notoriété.

Mauvaise surprise en revanche pour les graphistes : le type de contenu influence fortement la performance des publicités, mais à l'exact inverse de ce que l'on pourrait penser. La pub est d'autant plus regardée qu'elle est simple, sinon rudimentaire.

Ainsi une pub au format texte est 2 fois plus vue qu'une pub en image : 0.96% de temps passé contre 0.49%. (Merci à cette étude de confirmer que ce n'est pas pour rien que Google détient 25% du marché de la pub Internet avec Adsense et plus des 3/4 des dépenses du marketing de recherche aux US).

Et une pub statique est 2 fois plus regardée qu'une pub animée, avec 0.88% de temps passé vs 0.45%. De quoi faire vaciller le tout puissant Flash, qui a certes de fervents adeptes convaincus "qu'il faut que ça bouge" pour impacter l'internaute, mais ne rend pas le problème toujours si simple à résoudre quand l'internaute, lui, a parfois tendance à penser que si c'est situé aux endroits habituels et que ça remue dans tous les sens, c'est que précisément c'est une pub... et que ça ne vaut donc peut-être pas le coup d'y regarder de plus près !

Pas de surprise en revanche avec les positionnements respectifs des formats et emplacements, l'étude confirmant la bonne performance de l'habillage (16.10% de temps passé), suivi des bannières horizontales (3.20%) et des pavés et cadres (0.60%), nettement plus pertinents bien sûr quand ils sont situés en haut de page.

Deux exemples sur lemonde.fr, où le format texte fonctionne mieux que la pub animée, et sur lequipe.fr, où le format riche est purement ignoré.


Les livres augmentés, ou comment Internet va enrichir l'édition.

Je vous ai parlé plusieurs fois de réalité augmentée, encore dans mon billet d'hier, avec une utilisation comme cabine d'essayage (d'ailleurs déjà employée par le site tobi.com ).

En voici d'autres applications qui montrent à quel point la convergence entre supports physiques, papier et virtuels, est bien là, et nous fait entrer chaque jour un peu plus dans l'ubimedia : ce multimedia omniprésent, multiforme, où tout est interface et où tous les objets de notre quotidien vont pouvoir communiquer et interagir. 

C'est bientôt Noël : quoi de plus ludique pour nos chères têtes blondes que de préparer leur lettre au Père Noël avec un catalogue de jouets augmenté ?


Et bien sûr, le Père Noël ne résistera pas à leur déposer devant la cheminée, une encyclopédie augmentée. Voici par exemple un petit rappel du fameux Dokeo, édité par Nathan, le premier du genre en France, qui devrait faire la joie des enfants.


Et la presse ne sera pas en reste, avec des magazines augmentés. Le mensuel américain Esquire vient tout juste de sortir une édition spéciale qui propose nombre d'expériences interactives. Téléchargez le logiciel sur le site dédié, branchez votre webcam et c’est parti !


Loin de tuer les autres medias, on voit que l'Internet va les enrichir et les faire évoluer, l'ubimedia rapprocher les savoirs par les atouts particuliers de chacun. En parenthèses, cela devrait aussi avoir le mérite de replacer le débat sur la fracture numérique à son réel niveau, politique et citoyen, non sous la seule dimension réductrice, techniciste qu'il avait un moment pu prendre. Dans le monde de demain, tout sera media... espérons que la fracture, elle, ne sera plus là.

Salon d'essayage en réalité augmentée d'après Cisco

Quel gain de temps pour nos chers et tendres qui attendent dehors ! ;)

Mondeos / BaLaDO.fr recrutent : 1 chef de pub + 1 webmaster + 3 stages commercial, marketing, AMOA

Fondées en 1994, les Editions Mondeos éditent les guides Mondeos et BaLaDO, et sont leaders sur le marché français B to B du guide de voyages (75% de parts de marché).

Nous distribuons nos contenus et e-contenus tourisme / loisirs à des clients professionnels (voyagistes, portails Internet, terminaux mobiles / navigation…) à qui nous apportons une expertise SEO, et venons de sortir la V2 du site BaLaDO.fr, le réseau social des loisirs pour tous, en toute saison. 

Ces postes et stages s'inscrivent dans le cadre de notre activité e-business, et sont à pourvoir immédiatement. Si l'une de ces offres vous intéresse et que vous avez envie de rejoindre notre équipe, envoyez-moi votre CV + disponibilités et prétentions à corinne@balado.fr 

N'hésitez pas à faire tourner autour de vous !

Parité, diversité. Le plafond de verre... un vaccin dès la maternelle ?

On entend beaucoup parler ces jours-ci de parité en entreprise. Débat remis sur le tapis par la promesse de M. Darcos d'un 7ième projet de loi sur le sujet, des articles de presse ici ou , dont à paraître, l'engagement pris par 15 patrons sur les actions menées dans leur propre entreprise.

Voici en chiffres un aperçu de la situation, que je me suis amusée à égayer de quelques débuts de propositions de solutions trouvées ... dans nos rayons de jouets de Noël ! :)

Quelques chiffres

Education

  • Les femmes constituent près de la moitié de la population active (47% en 2007)
  • 83% des femmes de 25 à 49 ans travaillent.
  • Elles sont plus diplômées : 70 % des filles d'une génération ont le bac, contre 59 % des garçons.
  • 22% des bachelières scientifiques intègrent une prépa, contre 38% des bacheliers.
  • Les jeunes filles ne représentent que 20% des effectifs d'écoles d'ingénieurs.

Emploi

  • 80% des temps partiels sont occupés par des femmes.
  • Elles sont surreprésentées dans les emplois non qualifiés (60%)
  • Plus fortement touchées par le chômage (8.3% contre 7.3%)
  • Accèdent moins à la formation continue (32% contre 45%)

Rémunération

  • Les femmes sont près de 2 fois plus souvent au SMIC que les hommes
  • Les 2/3 des salariés à bas salaire sont des femmes.
  • Leur rémunération brute moyenne est inférieure de 27% à celle de leurs homologues masculins.
  • Cet écart est de 32% parmi les plus diplômés (titulaires d’un deuxième ou troisième cycle)

Fonctions d'encadrement

  • Les femmes représentent 25,4 % des cadres dans le privé et semi-public
  • 41% des cadres administratifs et commerciaux en entreprise
  • Et seulement 18,2% des ingénieurs et cadres techniques
  • Les Philippines sont le seul pays au monde à compter autant de femmes que d’hommes dans les fonctions d’encadrement (mais elles restent minoritaires dans les postes de direction)

Gouvernance d'entreprise

  • En France, 93% des chefs des moyennes et grandes entreprises sont des hommes.
  • Aux US, les femmes représentent 45 % des cadres et managers, mais 5 % des cadres dirigeants.
  • 10,5% de femmes dans les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 en 2009.
  • 8% dans les CA des 500 premières sociétés françaises (58% n'y ont pas de femme du tout)
  • 13,5% dans les CODIR et COMEX (42% n’y ont pas de femmes du tout)

Institutions et politique

  • Fin 2005, les femmes représentaient en France 7 % des préfets, 14 % des recteurs et 6 % des dirigeants de juridictions nationales (Cour de cassation, Conseil d’État, Cour des comptes)
  • L'Assemblée Nationale compte 107 femmes pour 577 sièges.
  • 8,5% de femmes maires dans les villes de + 3500 habitants, et 13,1% de conseillères générales
  • Aucune banque centrale des 27 pays membres de l’UE n’est dirigée par une femme.
Sources www.actiondefemme.fr  - www.scienceshumaines.com- Rapport Gresy

Et si on commençait par s'assurer que les générations suivantes feront mieux que nous ?

Sans même parler de parité ou de discrimination positive, voici un joli exemple pédagogique, à l'approche de Noël : je me suis amusée à un petit relevé, parmi le top 10 FEVAD des sites marchands français.

La moitié ont désormais adopté une classification de leur rayon jouets basée sur la fonction du jeu : puzzle, figurine, poupée, jeu de construction, etc.  Logique, quoi. Personnellement, quand j'achète un pneu, je me dirige généralement vers le rayon "accessoires auto". J'avoue dans ma naïveté n'avoir que rarement tendance à chercher des yeux un panneau "gadgets pour hommes".

Mais l'autre moitié, imperturbable, continue à s'appuyer sur la détermination (hautement improbable, j'en témoigne comme maman) par un expert en marketing (et accessoirement en induction-de-schémas-discriminants-dès-la-naissance) du sexe auquel leurs jeux seront incontournablement et irrémédiablement voués, ad vitam aeternam et pour les siècles des siècles.

Attention, tout écart à la norme se verra sévèrement sanctionné, par les moqueries des petits copains, une privation ultérieure de certains de vos droits fondamentaux ou une retenue sur salaire, voire par un refus de vente.

Voici une petite galerie des bonnets d'âne 2009, avec au palmarès : Amazon, Carrefour, La Redoute, MisterGoodDeal et Pixmania.

Carrefour se voit décerner le prix de l'autodérision, pour belliqueusement débuter son rayon "garçons" par la rubrique "armes". Mais la palme de l'humour revient à MisterGoodDeal, qui fait un courageux pas en avant en supprimant le rayon "jeux de filles" de son menu de navigation... et se limite donc à proposer des "jeux de garçon" et des "jeux mixtes" ! ;)






 

Survivre à l'ère de l'information

En 1930, la masse totale d'information disponible dans le monde doublait environ tous les 30 ans.
En 1970, cette masse doublait tous les 7 ans.
En 2010, elle doublera... toutes les 11 heures.

Ces estimations de 2006 (Dr Nick Bontis, Institut for Intellectual Capital Research, 2006. IBM, Le Téraoctet Toxique), donnent le vertige.

Une certitude : la gestion de l'information est désormais LE sujet vital pour les entreprises. Comment, à ce rythme, rester vigilant et réactif à toutes les opportunités et menaces, et garder une longueur d'avance ? Comment qualifier et traiter avec pertinence ? Comment stocker et conserver ? Comment diffuser et partager ?  Comment, en ces conditions de survie en milieu extrême, gérer des volumes astronomiques et constamment renouvelés de données, et les enjeux effrayants de pérennité d'utilisation et de rapidité d'échange qu'ils sous-tendent ?

Cette société de l’information est en train de changer le monde : notre économie, nos façons d’interagir, de gagner de l'argent, de produire de la richesse. Richesse et pouvoir qui, bien plus que l'argent ou pour le moins le "produit", seront désormais ceux de l'accès à l'information, au capital intellectuel, à l'expertise, à la faculté d'analyse et de conservation, et à la capacité à faire le lien ou créer la relation, quasi-instantanément, entre ce qui peut créer de la valeur : les bonnes informations, les bonnes personnes. Courtiers du savoir.

Cette révolution est en marche. Mais combien d'organisations n'y survivront pas, restant incapables de suivre le mouvement à une telle allure, et avec des puissances économiques émergentes qui mèneront la danse ? C'était déjà difficile, avant...

Je lisais un article de mars du blog innovation d'Usine Nouvelle, rapportant une intervention d'Erik Gendre-Ruel, directeur innovation Groupama, aux matins de l’innovation de l’Essec-ISIS, qui décrit le problème : "N’apprend-t-on donc jamais rien en termes de management du changement ?"

A la base, le même constat de difficulté à mener les projets de rupture en entreprises en matière d'innovation qu'il y a 10 ans avec les nouvelles technologies. Et une observation constante : "La peur des autres est votre ennemi numéro un. Si vous n’y prenez pas garde, vous vous retrouvez rapidement avec soixante couteaux plantés dans le dos, ce qui n’est pas pratique pour avancer ».

Gendre-Ruel liste les conditions de leur succès : au premier rang desquelles la nécessité sine qua non de conserver le soutien indéfectible du PDG. Et la compréhension de l'environnement et de la culture d'entreprise, la constitution d'une équipe créative et audacieuse mais bien ancrée dans la réalité interne, et la capacité à expliquer, expliquer, communiquer, encore et toujours...

In fine, cela se résume à vivre sinon dans l'ombre, pour le moins abrité sous un grand parapluie, pour être en mesure de passer le relais le plus rapidement aux opérationnels, et pouvoir conserver la vitesse (et la concentration) qui s'imposent pour parvenir à garder une position dans cette course effrénée.

La télépathie 2.0 : le "brain-to-brain" via BCI

Communiquer par la pensée, et en s'affranchissant de toute distance, c'est possible !

L'interface cerveau-ordinateur (BCI) avait déjà été testée avec succès par le Pr. Kevin Warwick de l'université de Reading. En démontrant la possibilité de commander un ordinateur par la pensée, elle a ouvert des perspectives pour les personnes atteintes de handicaps impactant leurs facultés de communication (paralysies, "locked-in" syndrome, etc.) ainsi que pour le jeu vidéo.

Ici, c'est pour la première fois une expérience de communication "brain-to-brain" qui a été réalisée à l'université de Southampthon, par le Dr Christopher James.

Chaque expérimentateur est relié par des électrodes encéphalo-graphiques (EEG) à son propre ordinateur, et les données entre les deux machines sont simplement transmises via Internet.

Le premier participant (l'émetteur) produit par la pensée une série de chiffres binaires, en imaginant le déplacement de son bras gauche ou droit, respectivement pour le 0 et le 1. La deuxième personne reçoit le message par les flash d'une LED à deux fréquences différentes.

Le plus surprenant est que le flash émis est trop subtil pour être interprété sciemment : le récepteur ne "sait" même pas quel chiffre a été reçu. Ce sont les électrodes, qui captent l'activité du cortex visuel, et décodent le signal : l'œil est utilisé comme simple "mécanique" ! (De quoi inspirer les théoriciens du complot : bientôt les machines pourront se servir de nous ;) )

L'utilisation de communications bilatérales ou multi-utilisateurs, basées sur des signaux plus complexes et une bande passante plus large, laissent imaginer d'autres extensions à ces recherches. Il n'est peut-être pas si loin le jour où notre cerveau pourra s'alimenter en connaissances sans plus même avoir à faire l'effort conscient d'apprendre : mieux que l'e-learning !

Beds Are Burning : une pétition musicale en ligne, pour que justice soit rendue au climat

Vous pouvez télécharger gratuitement la chanson de Midnight Oil, reprise par une soixantaine de célébrités. C'est l'action initiée par l'appel de Kofi Annan le 1er octobre, en direction du prochain sommet de l'ONU en décembre à Copenhague, occasion pour près de 200 pays de s'accorder sur de nouvelles mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.

Join the campaign for climate justice and become a Climate Ally by downloading Beds are Burning for free: http://www.timeforclimatejustice.org.

Save the Nabaztag

Le Nabaztag, vous le connaissez tous, c'est lui :

Et aujourd'hui, le Nabaztag a besoin d'argent ! 

Mais pourquoi a-t-il besoin d'argent ?? 

Parce que son papa-constructeur (l'entreprise Violet), placé en redressement confié à un administrateur début août, a jusqu'au 4 septembre pour trouver un repreneur...

Alors son papa a eu l'idée d'organiser, non pas un MBO (management buy-out), mais un "CBO" (customer buy-out) : faire racheter l'entreprise par sa communauté d'utilisateurs ! 

L'objectif visé : 2 M d'euros pour racheter l’entreprise, restructurer la dette et injecter du cash pour soutenir les projets de développement et d'élevage de plein de petits lapins. (le rachat seul, bien sûr sera moindre)

Alors, si votre rêve depuis tout petit a toujours été de défendre les lapins opprimés tout en moralisant le capitalisme financier, ou de faire du cloud rabbiting, ou bien si voulez devenir propriétaire d'une oreille, d'une queue ou de toute une portée, vous pouvez faire une promesse ici

Mais attention, il va peut-être falloir jouer serré car selon les rumeurs, Illiad, la maison mère de Free, qui l'avait déjà transformé en répondeur, pourrait bien aussi être intéressée par le rachat.

Morale de l'histoire :



Note : billet dédié à mon patron, qui refuse obstinément depuis des mois de me donn... prêter le sien. Pire, il vient sans doute de passer 3 semaines de bien tristes vacances, tout seul, (le Nabaztag, pas le CEO), alors que j'aurais fort bien pu m'occuper de lui et lui donner sa ration quotidienne de carottes (je parle toujours du lapin, y'en a qui ne suivent pas).
D'ailleurs, n'auriez-vous été mon patron que je vous eusse sans doute dénoncé à la SPA. ;) 


Photos http://savenabaztag.com/

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Petite Biblio pratique