Body Browser : Google installe la 3D dans le navigateur et s’en prend au bon vieil Oscar des salles de biologie


Voici une nouvelle évidence de ce que, grâce aux technologies la prochaine conquête de l’homme, sera moins l’espace, que l’homme lui-même : après nous avoir permis d’explorer la Terre et Mars, Google vient de lancer un nouvel outil Labs, Body Browser, qui permet de découvrir le corps humain en 3D.

Pour l’utiliser, vous devez avoir un navigateur supportant WebGL : vous pouvez télécharger Chrome Canary Build, Chrome beta 9, ou Firefox beta 4.

WebGL est une API javascript intégrée au navigateur, dont le standard a été travaillé conjointement avec Google, Apple, Opera et Mozilla. En assurant une interface entre le code javascript de la page et le pilote OpenGL du système d’exploitation, cela permet d’intégrer directement dans votre navigateur une expérience 3D accélérée matériellement, sans nécessiter l’installation d’un pilote sous Windows. Google a lancé toute une série d’applications, dont BodyBrowser, qui montrent les apports de cette technologie.

Comme l’on n’avait jusqu’ici jamais rencontré homme (pardon, femme) dans son plus simple appareil doté d’un greffon de peau en forme de short et brassière en élasthanne bleu marine (avec un léger effet voile des plus discrets et seyants), on se rassure, déjà, sur l’aspect décidément très politiquement correct de cet outil d’exploration du corps humain. Qui ne dépare donc pas avec l’esprit ambiant ces temps-ci en matière de censure canalisation de l’information sur Internet, donc.

Hormis ce point, Body Browser est très utilisable et d’une efficacité remarquable. Il fonctionne parfaitement et montre tout à la fois la simplicité et la fluidité qui vous attendent avec le Web 3D, et la qualité de tous ces outils qui, dans la décennie, vont venir enrichir et révolutionner l’enseignement administré à nos chères têtes blondes.

Adieu donc Oscar (ou Arthur), fameux squelette qui hante les salles de SVT depuis des générations : voici Lady Goog’star, (pas si) petite tête et grand cœur.


Vous pouvez faire tourner et virevolter la demoiselle à 360° et sur un axe horizontal, et la zoomer. (Je vous en laisse le soin, et la pleine responsabilité.)

L’outil dispose d’un curseur qui permet d’afficher / masquer et de mixer en transparence, les principaux sous-systèmes du corps humain : la peau, le tissu musculaire, le squelette osseux, le réseau sanguin, les organes (nous ne saurons rien des vôtres, messieurs), et le système nerveux et cérébral.

Les noms peuvent être affichés (en anglais). Et j’ai gagné un fémur ! (voici ce qu’il restera de nous aux paléontologues du futur 😉 )



Avez-vous testé ? Qu’est-ce que vous pensez de ce nouvel outil ? Quelles seraient selon vous les meilleures applications de la 3D intégrée aussi facilement au navigateur, dans les mois à venir ?

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