2RO, blog de Corinne Dangas

Management - Psychologie sociale

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Intrapreneurs : mères porteuses de l'entreprise ? Les difficultés de la "gestation pour autrui"



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Dans un récent billet sur Envie d'Entreprendre, Andrée Fraiderik-Vertino évoque le statut d'intrapreneur, et sa faible reconnaissance : les intrapreneurs sont-ils des sous-entrepreneurs ?

Pouvant me définir comme intrapreneuse, j'en ai expérimenté les loupés, les échecs, les petits ou gros obstacles, et je suis toujours frappée de voir qu'en raison précisément de ces différences avec un véritable entrepreneur, ce n'est pas toujours perçu ainsi de l'extérieur, et ces risques absolument pas compris comme tels : pourquoi ? Quelles sont les différences et les points communs entre entrepreneurs et intrapreneurs, et les spécificités de l'intrapreneuriat ?

Intrapreneur = mère porteuse

C'est la définition qui m'en est le plus souvent venue à l'esprit. Nous savons tous combien d'entrepreneurs peuvent être attachés à leur projet, leur entreprise, qu'ils ont conçue et vue grandir comme leur propre enfant. Or être intrapreneur, c'est, aussi, avoir conçu un bébé et avoir assumé en parent tous les stades de la grossesse jusqu'aux premiers pas. Même si les institutions, la CAF, l'univers médico-hospitalier, etc. vous y ont bien sûr aidé.

Enceinte, vous aurez gardé le sourire en dépit des malaises, nausées, mal de dos et autres petits soucis. Vous avez aussi rivalisé d'inventivité, d'astuces et d'efforts pour réussir, avec très peu de moyens et dans une maison peu propice à accueillir un bébé (en travaux, sans chauffage ...) à fabriquer un nid douillet, voire une chambre de rêve remplie (presque) des mêmes jouets, doudous et autres fioritures que celle d'un héritier d'empire.

Les longues heures de contractions et l'accouchement, l'épisio et le reste : un détail. Les nuits blanches, à chaque maladie, chaque dent percée, aux premiers cauchemars, vous les avez assumées : normal, ça fait partie de la mission.

Vous avez aussi surpassé les peurs, le stress, les angoisses, les départs en urgence à l'hôpital, les pleurs désespérés qui ne passent pas, les 40°C en pleine nuit et les grosses chutes qui font d'énormes frayeurs. Et déployé des trésors d'imagination et de patience pour lui enseigner à sourire, à marcher, à tenir un crayon, à rouler sur un vélo à roulettes, et à découvrir notre monde et ses règles complexes.

Et à force d'efforts, vient le jour où le bébé commence à marcher tout seul, voire même à parler. Il a un an, 18 mois, ou 2 ans... Et il devient évident maintenant qu'il n'est plus juste une image dans votre tête, mais un petit enfant, qui va continuer à grandir. Il suscite donc aussi bien plus l'intérêt de son entourage. 

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Survivre à l'ère de l'information



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En 1930, la masse totale d'information disponible dans le monde doublait environ tous les 30 ans.
En 1970, cette masse doublait tous les 7 ans.
En 2010, elle doublera... toutes les 11 heures.

Ces estimations de 2006 (Dr Nick Bontis, Institut for Intellectual Capital Research, 2006. IBM, Le Téraoctet Toxique), donnent le vertige.

Une certitude : la gestion de l'information est désormais LE sujet vital pour les entreprises. Comment, à ce rythme, rester vigilant et réactif à toutes les opportunités et menaces, et garder une longueur d'avance ? Comment qualifier et traiter avec pertinence ? Comment stocker et conserver ? Comment diffuser et partager ?  Comment, en ces conditions de survie en milieu extrême, gérer des volumes astronomiques et constamment renouvelés de données, et les enjeux effrayants de pérennité d'utilisation et de rapidité d'échange qu'ils sous-tendent ?

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Soumission à l'autorité, de Milgram à Zone Xtrême : que les désobéissants lèvent le doigt ! (1)



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Fin 2009 devrait voir la diffusion sur France 2 de La Zone Xtrême, un jeu où chaque mauvaise réponse est punie ... par des décharges électriques !

Le principe est d'une simplicité enfantine : chaque candidat mémorise 27 associations de mots. Il est ensuite interrogé par un autre candidat, qui lui administre à chaque erreur un choc électrique croissant : 20 Volts à la première, 40 V à la deuxième... et ainsi de suite jusqu'à 480 V.

Mais jusqu'où ira la télé-réalité ?!

Rassurez-vous (un peu) : pas bien loin pour l'instant. Le questionné est un comédien, les décharges n'en sont pas : tout ici est faux, sauf le candidat bourreau, testé à son insu sur sa "faculté" à torturer les petits copains sans coup faillir. Le véritable but de l'émission, d'après son producteur : démontrer le pouvoir d’asservissement de la télévision. Comment ? En transposant l’expérience de Milgram dans un jeu télévisuel.

Je veux démontrer que la télé peut faire faire n'importe quoi.

Le documentaire, produit par Christophe Nick, vise en effet à reproduire un classique des manuels de psycho : l'expérience menée aux Etats-Unis dans les années 60, par le psychologue Stanley Milgram, enseignant à Yale.

Des volontaires, enjoints d'administrer à un autre participant des décharges électriques de puissance croissante à chaque erreur, ignoraient que ce prétendu cobaye était complice, et qu'aucun choc électrique n'était en réalité infligé. Démontrant ainsi au passage, et à la stupeur générale, que 62,5% d'entre eux allaient pousser jusqu'à la décharge maximum. Parce qu'un scientifique leur en avait donné la consigne.

Là où la légitimité prenait sa source dans la blouse blanche de la Science chez Milgram, elle émane pour Christophe Nick, producteur de l'émission, de la Télévision, prescriptrice possible selon lui des injonctions les plus absurdes, voire destructrices.

Télé-réalité ou Télé-autorité ?

manettes de réglage

80 candidats ont participé à ce jeu, dont le tournage s’est terminé fin avril. Les résultats bruts doivent être analysés et ne sont pas officialisés, mais selon les constats dévoilés par la presse en avril dernier, 80 % des candidats sont allés au bout.

80 % des candidats auraient administré la tension maximale, torturant et infligeant potentiellement la mort à leur partenaire de jeu. Parce qu'un animateur de télévision leur en avait donné la consigne.   

Il faut prendre avec moultes pincettes la validité même de "l'expérience" et les écarts de contexte à celle de Milgram. Il fallait déjà accepter de participer à un jeu télévisuel. Être "acteur" d'une émission regardée par des millions de personnes est probablement un facteur ou un contre-facteur supplémentaire à "aller au bout". Et c'est sans parler de l'appât d'un gain d'un million d'euros ! (les volontaires de Milgram ne touchaient que 4 $). En outre l'émission n'aura sans doute pas testé les variantes instructives dont Milgram avait éclairé son expérience (Cf. un prochain billet). On est évidemment là dans le divertissement informatif, non dans l'étude scientifique.

Mais le producteur soulève ainsi deux questions. Celle de la force coercitive de la télévision et de ses animateurs, apparemment parés d'une légitimité et d'une influence à la hauteur de toutes les craintes. Et celle des limites des méthodes employées : "jusqu'où peut aller la télé ?"

"La télé utilise tous les moyens de la télé pour tuer la télé."

Face au constat des dérives de certains programmes, où la mort en direct n'est plus très loin d'être le divertissement de demain, l'objectif déclaré du reportage est de mieux comprendre les mécanismes de cette forme de télévision, et le rapport qu'y ont les candidats et téléspectateurs. (Christophe Nick est auteur de plusieurs séries documentaires - Chroniques de la violence ordinaire, Ecole(s) en France, La Résistance... - et du livre "TF1 un pouvoir".)

Or ce supposé documentaire anti-télé-réalité, c’est très exactement de la télé-réalité, utilisée et scénarisée pour les besoins de la démonstration. Il atteint donc là ses propres limites : comment la télé saurait-elle juger la télé ? Libération a ouvert ce débat en opposant à Nick d'user "des mêmes moyens contestables que ces émissions qui poussent leurs participants, volontaires, à explorer leurs bas-fonds". Se prévaloir de morale, d'éthique ou de didactique, ne revient-il pas à donner bonne conscience aux téléspectateurs sur le voyeurisme qui sous-tend leurs motivations ? Est-ce un projet si novateur et instructif, que de démontrer que la télévision peut faire faire n'importe quoi ? A quoi bon enfoncer des portes ouvertes, et flirter avec la ligne blanche pour cela ?

France 2 assure avoir respecté l’ensemble des conditions éthiques imposées par les scientifiques (psychologues, psychosociologues et professeurs de sciences de la communication) associés au projet, notamment un post-suivi des 80 participants. Mais si ceux-ci se voient rassurés au cours du "jeu" sur les effets des décharges ("rien d'irréversible"), quid en revanche des blessures à la dignité humaine, des atteintes à l'image de soi et de l'autre ? Du déni de leurs affects profonds infligé tant aux cobayes, mis quelques minutes face à la conscience d'être plongés dans l'inconcevable, qu'aux tortionnaires réalisant l'épouvantable "facilité logique" à le devenir ? (et c'est oublier les équipes de tournage)

La barbarie est une menace omniprésente, inhérente à la condition humaine. Tout procédé constitutif de la déshumanisation d'autrui, toute banalisation, fût-ce au travers d'un jeu-expérience-documentaire, y concoure. Alors faut-il y jouer pour le démontrer ? Ou faut-il se voiler la face pour s'en préserver ?

La pédagogie utilise-t-elle tous les moyens de la pédagogie pour tuer la pédagogie ?...

Nick dit observer que le leitmotiv des candidats est le sentiment "d'avoir appris quelque chose".

Et l'enseignement qui a émergé des travaux de Milgram (eux-aussi controversés) peut-on d'emblée le dénier à un film ou un reportage de "divertissement" ? Au motif qu'ils ne sont pas le fruit de la réflexion et l'étude d'un universitaire, mais du regard d'un journaliste, d'un scénariste ou d'un écrivain ? Et/ou parce qu'ils cherchent à toucher un large public ?

Éternelle question, et miroir dans le miroir de l'expérience : la blouse blanche fait-elle plus autorité que la télé en matière de pédagogie, la recherche scientifique a-t-elle (et jusqu'où) la légitimité, voire le monopole, d'une fin qui justifie les moyens ? (Pour l'anecdote, Milgram, connu aujourd'hui comme l'un des psychologues sociaux majeurs du XXe siècle, aura d'abord été refusé à Harvard pour son insuffisance d'études en psychologie)

L'émission la posera peut-être. Car l'expérience de Milgram est un classique, largement popularisé, notamment à travers "I comme Icare", film culte d’Henri Verneuil avec Yves Montand, diffusé maintes et maintes fois par la même télévision.

Pas suffisamment pourtant, semble-t-il, pour que la majorité des participants ait réalisé y être plongée. Ce, en dépit d'une hétérogénéité des âges et milieux sociaux qui visait les conditions de représentativité d'un panel, et non celles d'un programme ciblé façon Star Ac' ou Loft Story.

Une autre question, certes très basique, mais intéressante pour le devenir d'une humanité qui, accédant à toujours plus d'informations, est forcément investie de la mission de savoir les analyser et les traiter, serait donc de se demander dans quelle mesure la connaissance antérieure de ce film aura réussi, ou pas, à prémunir certains autres candidats de "tomber dans le piège". A rapprocher aussi de ceux qui l'auront été - ou pas - pour avoir déjà lu "Soumission à l'autorité", ou fait des études en sciences sociales ;) 

Sans conclure, à défaut, que l'un ou l'autre auront été des coups d'épée dans l'eau, cela pourrait le cas échéant démontrer la capacité de la télé à remplir, aussi, dans son contexte et avec une efficience certes limitée mais existante, le rôle de vecteur culturel qu'elle s'est donné. Une aptitude pédagogique à faire contrepoids à ses propres effets pervers, en ayant également eu celui d'élargir le champ de conscience et d'analyse de quelques uns des participants, à l'instant crucial d'administrer la décharge mortelle.

Finalement, pour reprendre les mots de Claude Chabrol au même Libé en 2001 : "A la télé, tout est bien. Il suffit de se mettre à la bonne distance. […] Bien sûr, il y a des choses tellement immondes qu’il faut se mettre très loin, mais c’est passionnant. […] Il faut simplement régler son viseur.
Comme partout.

A suivre. (Milgram et la soumission à l'autorité, processus de l'obéissance et de la désobéissance, déconstruction de la conscience individuelle)

Pouvoir de décider ou décider de pouvoir ?



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Décider, c'est faire un unique choix, parmi x alternatives, en éliminant toutes les autres. C'est l'instant t où vous prenez un chemin précis et mettez le pied en avant pour faire le premier pas dessus. C'est le moment crucial où vous posez une pierre à tel endroit, et pas à tel autre, pour avoir le droit de vous empresser d'aller chercher la deuxième et décider où vous allez la mettre.

Or être celui qui décide est un rôle paraît-il envié : il y a toujours beaucoup de gens qui aimeraient bien décider, eux aussi.

En particulier après. Pour vous conseiller la prochaine fois de poser la pierre ici plutôt que là - elle tiendrait mieux - ... Ou vous reprocher d'avoir pris tel chemin, et pas tel autre... il est plus vert...

Car au départ, ils ne sont pas toujours si nombreux : quand rien n'est encore fait, que tout est à faire, et qu'il faut mettre un pied devant l'autre. Ou laborieusement empiler les cailloux en un espèce de machin instable qui ferait fuir n'importe quel lézard amateur de vieilles pierres.

Décider, ce n'est pas juste "avoir des idées" ou "donner son avis" : c'est déjà le début de l'action. Quand vous faites quelque chose, cela vous donne implicitement, forcément, une faculté de décider. Ce que vous allez faire, et comment vous allez le faire.

La double contrainte ou l'art de gérer des injonctions paradoxales



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Il y a certaines situations que j'ai personnellement toujours détestées et jamais bien su gérer, que j'ai redécouvertes dernièrement, curieusement à la relecture de quelques classiques de la S.F., d'Asimov. Ce sont celles de "double contrainte".

Le "double bind" est un concept apparu en 1956, théorisé par Gregory Bateson, qui désigne une situation de paradoxe imposé. Deux obligations ou injonctions contradictoires sont reçues, qui, s'interdisant mutuellement, induisent une impossibilité logique à les résoudre ou les exécuter sans contrevenir à l'une des deux. Le terme de "knot" (nœud) est également employé pour décrire cette (terrible ! :) ) situation d'enfermement.


D'après Paul Watzlawick.

Ces deux obligations n'ont pas forcément d'évidences parallèles de temporalité ou d'énoncé. L'une ou l'autre peut tout à fait résulter d'apprentissages socio-éducatifs globaux ou très antérieurs (On nous a tous par exemple rabâché, enfants, qu'il est "mal de dénoncer").

Or là où les robots d'Asimov se retrouvent paralysés et hors d'état de service lors de la tentative d'exécution de règles contradictoires, pour moi, l'être humain ne vaut guère mieux !

Double contrainte et stratégies d'adaptation 

Le mutisme est, par exemple, un effet émergent caractéristique de ces situations. Un blocage de communication qui s'avère d'ailleurs en général une réponse complètement inadaptée, puisqu'elle les verrouille encore plus ! Il est intéressant de noter qu'il intègre même souvent un second niveau de double contrainte (interdiction de communiquer vs besoin irrépressible de le faire)

Privé de sécurité essentielle, mis en contexte incohérent et dangereux, le cerveau peut aussi être amené, comme dans tout contexte traumatisant, à adopter des stratégies ultimes de survie qui visent à dissocier cette souffrance intolérable de la pensée consciente.

Pour maintenir une cohésion vitale (individuelle ou sociale), il peut ainsi glisser vers la concession et le compromis (le syndrome de Stockholm ne revient-il pas à "annuler" une contrainte externe en l'incorporant dans son propre référentiel de règles, en sorte de cohabiter avec elle ?) ou bien encore isoler la source traumatique (de même que nos systèmes informatiques isolent les virus) pour pouvoir continuer à fonctionner normalement par ailleurs, et ainsi s'offrir un angle d'attaque différent du problème.

Tel que je le vois, une virtualisation en quelque sorte, puisque s'opère alors une scission du système psychique en deux systèmes distincts, le second étant une réplication du premier "sans production de l'erreur" - un mode sans échec ! -, qui pourra garantir la subsistance de l'individu par l'application d'autres procédures, de règles de gestion légèrement altérées mais plus adaptées au contexte imposé.

Si le système 1 contenant "l'incendie initial" se retrouve très réduit, il finira, petit à petit, par disparaître ou réintégrer l'autre, dès lors où l'individu est sorti de la situation périlleuse et où il bénéficie par ailleurs de processus curatifs naturels (ou externes). En revanche il est probable que les cas plus graves soient ceux où doivent cohabiter de façon pérenne deux systèmes psychiques larges et très différents, dont la réunion à terme est alors plus que douteuse. 

Ainsi on peut comprendre que certaines situations de double contrainte peuvent être "solutionnées" par une réorganisation psychique, une transformation de l'individu par nécessité d'adaptation environnementale, mise en œuvre par nos mécanismes de défense et de survie, et dont l'extrême serait la schizophrénie (dédoublement de la personnalité).

Astérix en Corse

Les limites de la résilience

L'observation de ces mécanismes fait aussi émerger la notion très à la mode de résilience, popularisée par le psychiatre Boris Cyrulnik, qui a théorisé les stratégies d'adaptation qu'il a dû, enfant, adopter pour survivre et échapper à la mort.

Capacité d'un métal à résister à la rupture pour reprendre sa forme initiale à la suite d'un choc, la résilience est une métaphore décrivant l'aptitude des individus et des systèmes sociaux à survivre et s'adapter en dépit de l'adversité, d'un environnement hostile, de situations de souffrance ou du choc d'un traumatisme.

Mais je trouve que certains promoteurs de ce concept, très médiatisé en France, versent dans l'idéalisation, ignorant les processus naturels de résolution de souffrance "hors situation de crise", et présentant la résilience comme une vertu, et une fin en soi. Quelles que soient l'hostilité environnementale et la pression sociale, rien n'est plus si grave, puisque les "résilients" pourront rebondir. Les autres feront avec, et Dieu reconnaîtra les siens.

La réalité est évidemment moins simple. La résilience est une notion ambigüe recouvrant une grande complexité et une infinie variété de mécanismes de défense, dont on ne peut occulter la fragilité, les interactions, l'imprévisibilité d'évolution, voire la réversibilité, et dont certains peuvent, par ailleurs, s'avérer tout à fait défavorables à l'avenir de l'individu, ou à son entourage.

Loin du rebond exceptionnel et merveilleux que l'on peut lire au détour des magazines, permettant même aux moins bien lotis de devenir des victimes héroïques, nouveaux miraculés du XXIe siècle, que la médiatisation de leurs coups durs sublimés aura transformés en surhommes doués d'énergie et de talents hors du commun et rendus capables de transformer le plomb en or, la résilience n'est ni un état bienheureux, ni un formidable arsenal de vertus d'adaptabilité, mais bien un processus de reconstruction complexe et incertain, aidant à supporter et digérer tant bien que mal une situation subie. Et parfois - souvent - plutôt mal que bien.

Comment gérer une double contrainte ?

Ces limites de raison étant posées à ces processus radicaux d'adaptation interne, et pour en revenir à la double contrainte, il paraît donc évident qu'il faut aussi viser en amont une meilleure capacité immédiate à la gérer, y compris dans ses multiples manifestations quotidiennes ! 

Qui sait, incorporer aux programmes scolaires et éducatifs, quelques enseignements sur la très relative applicabilité de tant de règles immuables enseignées dès le plus jeune âge, produirait peut-être des effets bénéfiques sur nombre maux de notre siècle, culpabilité, stress, souffrance au travail, dépression nerveuse, maladies mentales, nées de l'incapacité à les appliquer ? ;) 

On vous expose un problème sans solution, des obligations aussi variées que contradictoires : stop, ne culpabilisez plus parce que vous ne pouvez pas les résoudre !

La double contrainte étant une situation par définition insoluble de façon logique et directe, sa résolution ne peut passer que par un contournement latéral ou vertical.

L'identification et le recours à des repères stables d'un référentiel extérieur, permet d'avoir une autre lecture de la situation, de même que le changement de focus ou d'échelle, qui en donneront une analyse à un niveau plus élevé, comme le propose la théorie des contextes.

Dans le même ordre d'idées, la meta-communication (communiquer sur la communication) permet d'apporter des réponses, appuyées sur l'humour, sur l'absurde, l'incongruité du dialogue, ou sur l'impossibilité même de communiquer.

Autoriser la conscience de cette double contrainte, et l'exposer explicitement, permet quoi qu'il en soit de modifier des règles de jeu qui contiennent en elles-mêmes une tricherie interdisant de jouer gagnant (sauf à manquer totalement de logique). Rien ne vous oblige à jouer avec les règles d'un autre, alors n'hésitez pas à les faire évoluer et en proposer de plus larges.

Si l'on me pose une question dont aucune réponse n'est "bonne", si l'on me donne deux indications radicalement contradictoires, je m'efforce désormais d'indiquer que "la question contient un piège" et que je ne peux pas y répondre, puisqu'en choisissant "blanc", je ferai telle erreur, et en choisissant "noir", l'on me reprochera telle autre.

Seul risque : à user à petite dose car on vous opposera rapidement une fâcheuse propension à compliquer les réponses et ne pas aimer les erreurs (un peu masochistes) ! ;) Mais tant pis, essayez de vous consoler en vous disant que dans l'absolu, c'est bien vous qui approchiez la meilleure (moins mauvaise) réponse ! 

Enfin n'oubliez pas, comme en tout art de la guerre, que si la cause est désespérée, la fuite reste la suprême politique. Non pas une défaite, mais le changement de paradigme ultime : "Une bonne retraite vaut mieux qu'un mauvais combat."

Et vous, les situations de double contrainte vous mettent-elles mal à l'aise, ou pas du tout ? Comment les gérez-vous ?

Les valeurs d'entreprise. Résoudre la question "valeurs éthiques ou valeurs marketing ?"



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J'avais évoqué dans un précédent billet l'importance fondamentale que prend, dans une démarche de changement, la perception, voire l'action sur la structure de valeurs, tacites ou explicites, de l'entreprise. Formalisées ou non, les valeurs existent dans toute organisation.

Or je viens de finir le dernier ouvrage reçu, "Les valeurs", de Thierry Wellhoff (dirigeant fondateur de l'agence Wellcom), et je n'ai pu assister à la présentation par l'auteur, mais je conserve de cette lecture l'excellente analogie à un "code génétique". Son approche élargit en effet la dichotomie usuelle : valeurs identitaires (marketing, commerciales, visant le profit, externes, orientées clients), vs valeurs éthiques (RH, comportementales, citoyennes, de contribution sociétale, internes, orientées collaborateurs).

Les valeurs et l'entreprise

A l'origine, le constat du développement ces dernières années de cette notion de "valeurs" en entreprise. Réponse, bien souvent, à des nécessités ou des objectifs environnementaux : il faut faire de l'équitable, de l'éthique, du durable, du communautaire, bâtir sa réputation ...

Mais porter des valeurs par essence universelles, revient à soi seul à enfoncer des portes ouvertes. Ce sont bien leur priorisation, leur juxtaposition, leur mode d'application, qui construisent un code propre à chaque entreprise. Fort de ce constat, Thierry Wellhoff souligne lui aussi qu'il est plus pertinent de parler de système de valeurs, que de valeurs.

Le livre débute sur une synthèse des connaissances ("Comprendre les valeurs"), puis établit donc un panorama complet et la cartographie des valeurs choisies par les entreprises ("Connaître les valeurs"), large extrait de l'Index international des valeurs corporate ®. Où l'on découvre par exemple que "L'Innovation" est la plus souvent retenue, par 31% des entreprises françaises étudiées.

Enfin, et c'est cette dernière partie du bouquin ("Engager une démarche valeurs") qui me semble la plus à même d'être soulignée, sont exposés les meilleures pratiques et les bénéfices à en espérer . les valeurs Wellhoff

Les valeurs : Donner du sens, guider la communication, construire la réputation

L'intérêt d'une démarche de formalisation des valeurs

Les valeurs réalisent une "intersection" entre l'entreprise et ses différents publics (internes, externes) : un axe de convergence entre son système propre et celui que propose l'entreprise, où chaque individu va pouvoir identifier des fondamentaux qu'il partage.

Porteuses de vision et de sens, elles sont donc très pratiquement, le moyen simple, "implicitement explicite", d'indiquer à chaque collaborateur l'orientation à prendre dans chaque problème quotidien auquel il est confronté. Tout comme elles sont celui de clarifier le discours externe et sa différenciation à la concurrence.

" Identitaire + Ethique = Réputation "

Au final, toute l'équation tient en la volonté de mettre en cohérence le "dire" et le "faire". Un système de valeurs clairement formalisé et déployé est normalement apte à fédérer ces deux visions de l'entreprise : celle qui vend, s'adresse à ses clients et génère du revenu, et celle qui cherche à s'intégrer dans la société et à la servir. 

Mais confrontées à l'ambivalence, nombre d'entreprises privilégient l'un ou l'autre axe dans leur choix de valeurs, voire renoncent simplement à toute démarche de formalisation.

A ceux intéressés à s'y essayer dans leur entreprise (direction générale, RH, communication, marketing), le livre offre donc un outil pragmatique qui les y aidera. Car in fine, parvenir à formaliser ce code génétique propre à chaque entreprise, c'est être capable de réconcilier et répondre à ces différents enjeux, et de garantir la cohérence de sa communication.

Le site de l'ouvrage  -  Voir sur Amazon : Les valeurs (T.Wellhoff)

Changement et culture d'entreprise



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Au delà d'étapes et méthodologies scrupuleusement prévues et rigoureusement formalisées sur le papier, en matière de conduite de changement, la culture d'entreprise, c'est la partie cachée de l'iceberg.

La culture d'entreprise ... quelle culture d'entreprise ?

La culture d'entreprise est la dimension informelle de l'organisation, sa structure moyenne de valeurs. Invisible et impalpable par essence, elle est son âme, son histoire, le barycentre, la tonalité sur laquelle s'accordent tous les instruments, l'aura qui intègre tous les éléments en une seule entité, dont elle régule aussi l'adaptation à l'environnement, elle est la colle qui fait tenir ensemble les pièces du puzzle, l'huile qui permet aux rouages de tourner, le langage tacite, que chacun parle et comprend sans l'exprimer.

Même non formalisée, elle est présente, partout dans l'organisation, imprégnant chaque maillon du système et chaque axe relationnel. Parfois explicite au travers de valeurs affichées ou majoritairement partagées, elle n'est le plus souvent (ou au delà de ces déclarations) pas quelque chose qui se voit, qui s'écrit, qui se dit.

Changer ... mais sans trop changer !

C'est, souvent sans en avoir une conscience bien claire, le rêve très paradoxal de tout un chacun et de toute organisation : changer, mais avec le moins de bouleversement possible.

Hop, une petite transformation - transportation - transmutation et on a tous les bénéfices du nouvel état et des objectifs visés ... mais surtout sans les inconvénients. "Oui, vous m'emballez ça, vous me faites un paquet cadeau (oui, c'est à emporter), et je le consommerai ... plus tard, tranquillement installé dans mon fauteuil."

Hélas, par définition le changement est le changement : le passage d'un état A à un état B. Etat B qui fera à tout jamais disparaître le A. Etat B imparfait. Changer, c'est déjà détruire avant de construire. C'est passer par des phases de bâtissage hasardeuses, peu plaisantes et encore moins rassurantes, pour aller vers des horizons incertains. C'est organiser les rouages et les pièces différemment, parfois très différemment, en fonction de besoins nouveaux et en évolution permanente.

Le changement ne *peut pas* s'envisager sans toucher à l'organisation. Or - et c'est souvent là que le bât blesse - toucher à l'organisation, c'est toucher à la culture d'entreprise.

"On a toujours fait comme ça et ça marchait bien."

En chaque point concerné, il va donc falloir comprendre où se trouve, à quel niveau d'adhésion agit, quel rôle cohésif ou opérationnel y joue, ce référentiel informel de valeurs. Car l'enjeu final est de permettre à chaque pièce du puzzle, tout d'abord d'acquérir une certaine mobilité, de parvenir à suffisamment s'en détacher, pour ensuite pouvoir se mettre en place dans son nouvel emplacement, et ce, sans s'éparpiller en route.

Si vous ne les brusquez pas du tout, vous n'avez aucune chance de mener un changement : les pièces, trop heureuses qu'on les laisse tranquilles, ne bougeront pas d'un poil et resteront telles qu'elles sont.

Si vous les brusquez trop, vous allez produire un effet élastique : la tension sera telle qu'in fine tout craquera, et c'est instantanément le retour à l'état A qui se produira. (pour tout le monde, et en général pour vous le premier)

Si vous pensez pouvoir dissoudre la culture "à la racine", les pièces vont se disperser et se perdre, et il ne restera ... rien.

Le rôle de l'accompagnant est donc bien aussi de faire "désadhérer" la culture. Mais ni trop, ni trop peu : juste ce qu'il faut.

La voie de la souplesse.

Comment ? En en proposant une nouvelle. Ou pour le moins, car la culture d'entreprise ne se décrète pas mais se bâtit au fil du temps et des actions quotidiennes, en essayant d'apporter, partout où nécessaire, des réponses de substitution à toutes les questions, souvent non posées, auxquelles l'ancienne culture savait répondre, en général sans le dire !

De nouveaux repères de cohésion, une huile neuve, une colle aussi blanche, un nouveau langage commun, des valeurs d'équilibre, des modes de liaison adéquats, qui, maillon après maillon, vont devoir représenter un substitut suffisamment valable et cohésif pour l'emporter.

C'est pourquoi l'accompagnement du changement est un processus long, polymorphe, dynamique, imparfait et humainement complexe et sensible, tout en psychologie, nuances et subtilité de dialogue. Et où vous jouez souvent les funambules, entre empathie, déchiffrage et compréhension de "cette bonne vieille culture" et des questions qu'elle recouvre, pédagogie, répétition, et ferme rigueur pour essayer d'orienter les regards ... vers l'état B.

Puzzle



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Gérer le changement, c'est avoir en main un de ces puzzles de compétition, dont on ne connaît au départ aucune des pièces, retournées, et dont on ignore la représentation globale. Pourtant, cette image finale, elle existe.

Il faut soulever les pièces, les reposer, observer, questionner, comprendre : la forme, la tonalité, le sens, de chacune d'entre elles.
Il faut déceler quelles inter-relations optimales elles peuvent ou non avoir avec chaque autre : mettre de la logique et tous ses talents de mécano pour regrouper ce qui va forcément ensemble.
Il faut aussi du sens artistique et de l'équilibre, pour positionner, dimensionner et orienter les choses, par rapport à l’environnement ... ou bien l'on finit toujours par se prendre les manches dans les pièces du haut, celles d'un "ciel" déjà bien établi ... mais qui erre et déborde où il n'a rien à faire : tout au bas de la table !
Il faut enfin de la finesse, vouloir concilier, mais sans craindre d'ajouter fermement de l'huile dans les rouages de pièces mal ébavurées, pour les aider à cohabiter avec leurs nouvelles voisines, encore inconnues hier.

Il faut, vraiment, vouloir comprendre comment tout cela peut s'imbriquer. Sans forcer. (Ce n'est toujours qu'un succès de courte durée, qui, à lui seul, interdirait de jamais achever le puzzle)

Le changement est comme ces puzzles : dès la première seconde où vous retournez toutes ces pièces éparses, vous vous faites d’emblée une notion plus ou moins précise de l'image finale, de son esprit, de sa tendance : un paysage de carte postale, un portrait, un abstrait ou une peinture impressionniste …

Et puis, petit à petit, chaque pièce qui trouve sa juste place fait ce miracle que la nouvelle image apparaît, globale, belle, de plus en plus précise, rendant toujours plus facile l'ajustement des pièces restantes. (Hormis quelques inévitables irréductibles qui parfois vous narguent jusqu'à vous induire encore en erreur, même en ne restant plus que 2 ! ;o) )

Mais un puzzle n'en reste pas moins qu'un édifice très instable, que le moindre mouvement mal mesuré disperse, et qui, si grand soit-il, n'a surtout d'intérêt que dans sa construction - reconstruction permanente : au fond, ce n'est qu'un jeu.

La Vie. Le plus grand puzzle du monde (24.000 pièces)
La Vie.
Le plus grand puzzle du monde (24.000 pièces)

L'Effet Pygmalion. Etiquettes, stéréotypes et prophéties auto-réalisatrices.



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Les travailleurs sociaux, les professionnels de l'éducation, des ressources humaines, savent qu'apposer une étiquette est beaucoup plus facile que de la décoller.

Connu en sciences de l'éducation parmi les déterminants de l'échec scolaire liés à l’enseignant même, le phénomène d’étiquetage a été mis en évidence par Rosenthal et Jacobson, qui l’ont baptisé "Effet Pygmalion". L'effet Pygmalion décrit la capacité des attentes sociales à créer la réalité sociale.

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Le plafond de verre (2) Pouvoir, féminité et management de la diversité.



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Suite de la partie 1

2- Pouvoir, féminité, et management de la diversité (indicateurs, obstacles, enjeux et pistes d'évolution.)


Source ORSE - 2004

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Le plafond de verre (1) Femmes et pouvoir : le paradoxe !



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L'égalité professionnelle est de nos jours un acquis soutenu par le dispositif législatif et les femmes sont plus instruites qu'elles ne l'ont jamais été. Pourtant de nombreux freins subsistent à leur évolution de carrière, et la plupart sont victimes d'une ségrégation professionnelle qui, sans s'avouer, les maintient dans les emplois subalternes ou non stratégiques, et ne leur permet que rarement de briser le fameux "plafond de verre".

L'expression née dans les années 70, consacrée en 1986 par le Wall Street Journal, désigne "les barrières invisibles et artificielles, érigées par des préjugés d'ordre comportementaux et organisationnels, qui empêchent les femmes d'accéder à de hautes responsabilités."


1 - Femmes et pouvoir : le paradoxe !

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Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.



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Olivier Zara, auteur du "Management de l'intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance", vient de publier "Le guide pratique de l'Intelligence relationnelle".

Vous pouvez recevoir gratuitement ce seconde guide, publié en ligne, en vous inscrivant avant le 2 septembre 2007. Il propose un outil de diagnostic de vos pratiques managériales, 16 fiches pratiques enrichies de vidéos, ainsi que 3 questionnaires à vocation de coaching.

J'ajoute quelques mots sur le premier ouvrage, qui, outre une approche globale, claire et didactique du concept de management de l'intelligence collective, propose aussi des outils et méthodes, qui s'avéreront utiles aux équipes et aux managers lors de la mise en œuvre de tels projets, à grande échelle aussi bien que dans une perspective plus locale.

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Le pouvoir : comportement et statut



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Sur "Envie d'Entreprendre", un intéressant billet de Bertrand Duperrin (ils le sont d'ailleurs tous) sur la façon dont s'exerce le pouvoir, les enjeux de la collaboration et les risques de "l'abus de chefitude".

J'ai relevé l'une de ses phrases en particulier, qui m'a rappelé de vieux vécus (tendance Bisounours ayant mal évalué les limites de la coopération ;) ) : "Le pouvoir est induit par le statut, l'efficacité avec lequel il s'exerce et le fait qu'il soit productif ou contre productif est par contre question de comportement."

Car c’est la conjugaison des deux (statut + comportement) qui est optimale, et le problème se pose donc plus crucial, quand dans l'entreprise, le statut n'a, pour schématiser, pas un comportement adéquat, et/ou qu'un comportement efficace ne dispose pas du statut.

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Entreprise : votre organigramme et vos blogueurs sur le Web



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2 services en ligne pour permettre à vos partenaires, clients, usagers, employés, d'en savoir un peu plus sur votre entreprise.

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