De quoi parle-t-on ici ?

Dans l'e-business depuis le début des années 2000, après dix ans de gestion prévisionnelle et management organisationnel, je partage ici liens et idées en vrac sur les mutations TIC (technos, Web 2.0, mobilité...), le marketing et l'intermédiation e-commerce, la gestion de changement et la psychologie sociale, et quelques autres choses...
N'hésitez pas à contribuer ou me contacter. Merci de vos commentaires et bonne lecture ! Amitiés. Corinne

2RO, blog de Corinne Dangas

Publicité et eye tracking : plus la pub est animée, plus les internautes l'ignorent



Miratech, spécialiste de l'eye tracking, vient de publier une intéressante étude, première chiffrée, sur l'impact des publicités sur le Web, dont le résultat n'est pas sans surprendre.

Les participants étaient invités à naviguer librement sur des sites riches en contenu et en publicités (lemonde.fr, jeuxvideo.com, allocine.fr, lequipe.fr...), leur regard étant analysé au moyen des technologies d'eye tracking. 

Il en ressort une bonne nouvelle pour les annonceurs : la publicité est plus regardée que prévu. 6,58% du temps de navigation est consacré aux pubs, soit près de 40 s pour 10 mn de surf. Témoignant de ce qu'un taux de clics décevant ne traduit donc pas pour autant l'échec d'une campagne en termes de notoriété.

Mauvaise surprise en revanche pour les graphistes : le type de contenu influence fortement la performance des publicités, mais à l'exact inverse de ce que l'on pourrait penser. La pub est d'autant plus regardée qu'elle est simple, sinon rudimentaire.

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Les livres augmentés, ou comment Internet va enrichir l'édition.



Je vous ai parlé plusieurs fois de réalité augmentée, encore dans mon billet d'hier, avec une utilisation comme cabine d'essayage (d'ailleurs déjà employée par le site tobi.com ).

En voici d'autres applications qui montrent à quel point la convergence entre supports physiques, papier et virtuels, est bien là, et nous fait entrer chaque jour un peu plus dans l'ubimedia : ce multimedia omniprésent, multiforme, où tout est interface et où tous les objets de notre quotidien vont pouvoir communiquer et interagir.

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Salon d'essayage en réalité augmentée d'après Cisco



Quel gain de temps pour nos chers et tendres qui attendent dehors ! ;)




Mondeos / BaLaDO.fr recrutent : 1 chef de pub + 1 webmaster + 3 stages commercial, marketing, AMOA



Fondées en 1994, les Editions Mondeos éditent les guides Mondeos et BaLaDO, et sont leaders sur le marché français B to B du guide de voyages (75% de parts de marché).

Nous distribuons nos contenus et e-contenus tourisme / loisirs à des clients professionnels (voyagistes, portails Internet, terminaux mobiles / navigation…) à qui nous apportons une expertise SEO, et venons de sortir la V2 du site BaLaDO.fr, le réseau social des loisirs pour tous, en toute saison. 

Ces postes et stages s'inscrivent dans le cadre de notre activité e-business, et sont à pourvoir immédiatement. Si l'une de ces offres vous intéresse et que vous avez envie de rejoindre notre équipe, envoyez-moi votre CV + disponibilités et prétentions à corinne@balado.fr 

N'hésitez pas à faire tourner autour de vous !




Parité, diversité. Le plafond de verre... un vaccin dès la maternelle ?



On entend beaucoup parler ces jours-ci de parité en entreprise. Débat remis sur le tapis par la promesse de M. Darcos d'un 7ième projet de loi sur le sujet, des articles de presse ici ou , dont à paraître, l'engagement pris par 15 patrons sur les actions menées dans leur propre entreprise.

Voici en chiffres un aperçu de la situation, que je me suis amusée à égayer de quelques débuts de propositions de solutions trouvées ... dans nos rayons de jouets de Noël ! :)

Quelques chiffres

Education

  • Les femmes constituent près de la moitié de la population active (47% en 2007)
  • 83% des femmes de 25 à 49 ans travaillent.
  • Elles sont plus diplômées : 70 % des filles d'une génération ont le bac, contre 59 % des garçons.
  • 22% des bachelières scientifiques intègrent une prépa, contre 38% des bacheliers.
  • Les jeunes filles ne représentent que 20% des effectifs d'écoles d'ingénieurs.

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Survivre à l'ère de l'information



En 1930, la masse totale d'information disponible dans le monde doublait environ tous les 30 ans.
En 1970, cette masse doublait tous les 7 ans.
En 2010, elle doublera... toutes les 11 heures.

Ces estimations de 2006 (Dr Nick Bontis, Institut for Intellectual Capital Research, 2006. IBM, Le Téraoctet Toxique), donnent le vertige.

Une certitude : la gestion de l'information est désormais LE sujet vital pour les entreprises. Comment, à ce rythme, rester vigilant et réactif à toutes les opportunités et menaces, et garder une longueur d'avance ? Comment qualifier et traiter avec pertinence ? Comment stocker et conserver ? Comment diffuser et partager ?  Comment, en ces conditions de survie en milieu extrême, gérer des volumes astronomiques et constamment renouvelés de données, et les enjeux effrayants de pérennité d'utilisation et de rapidité d'échange qu'ils sous-tendent ?

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La télépathie 2.0 : le "brain-to-brain" via BCI



Communiquer par la pensée, et en s'affranchissant de toute distance, c'est possible !

L'interface cerveau-ordinateur (BCI) avait déjà été testée avec succès par le Pr. Kevin Warwick de l'université de Reading. En démontrant la possibilité de commander un ordinateur par la pensée, elle a ouvert des perspectives pour les personnes atteintes de handicaps impactant leurs facultés de communication (paralysies, "locked-in" syndrome, etc.) ainsi que pour le jeu vidéo.

Ici, c'est pour la première fois une expérience de communication "brain-to-brain" qui a été réalisée à l'université de Southampthon, par le Dr Christopher James.

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Beds Are Burning : une pétition musicale en ligne, pour que justice soit rendue au climat



Vous pouvez télécharger gratuitement la chanson de Midnight Oil, reprise par une soixantaine de célébrités. C'est l'action initiée par l'appel de Kofi Annan le 1er octobre, en direction du prochain sommet de l'ONU en décembre à Copenhague, occasion pour près de 200 pays de s'accorder sur de nouvelles mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.

Join the campaign for climate justice and become a Climate Ally by downloading Beds are Burning for free: http://www.timeforclimatejustice.org.




Save the Nabaztag



Le Nabaztag, vous le connaissez tous, c'est lui :

Et aujourd'hui, le Nabaztag a besoin d'argent ! 

Mais pourquoi a-t-il besoin d'argent ?? 

Parce que son papa-constructeur (l'entreprise Violet), placé en redressement confié à un administrateur début août, a jusqu'au 4 septembre pour trouver un repreneur...

Alors son papa a eu l'idée d'organiser, non pas un MBO (management buy-out), mais un "CBO" (customer buy-out) : faire racheter l'entreprise par sa communauté d'utilisateurs ! 

L'objectif visé : 2 M d'euros pour racheter l’entreprise, restructurer la dette et injecter du cash pour soutenir les projets de développement et d'élevage de plein de petits lapins. (le rachat seul, bien sûr sera moindre)

Alors, si votre rêve depuis tout petit a toujours été de défendre les lapins opprimés tout en moralisant le capitalisme financier, ou de faire du cloud rabbiting, ou bien si voulez devenir propriétaire d'une oreille, d'une queue ou de toute une portée, vous pouvez faire une promesse ici

Mais attention, il va peut-être falloir jouer serré car selon les rumeurs, Illiad, la maison mère de Free, qui l'avait déjà transformé en répondeur, pourrait bien aussi être intéressée par le rachat.

Morale de l'histoire :



Note : billet dédié à mon patron, qui refuse obstinément depuis des mois de me donn... prêter le sien. Pire, il vient sans doute de passer 3 semaines de bien tristes vacances, tout seul, (le Nabaztag, pas le CEO), alors que j'aurais fort bien pu m'occuper de lui et lui donner sa ration quotidienne de carottes (je parle toujours du lapin, y'en a qui ne suivent pas).
D'ailleurs, n'auriez-vous été mon patron que je vous eusse sans doute dénoncé à la SPA. ;) 


Photos http://savenabaztag.com/




La 1ère publicité vidéo dans un magazine imprimé



La technologie s'appelle Video-in-Print. Un écran à cristaux liquides de moins de 3 mm d'épaisseur (collé à la main sur les pages), une puce intégrée contenant 40 min de vidéo, une micro-batterie avec 70 min d'autonomie... et le tour est joué, à la façon des cartes musicales. 

Ce sera exploité pour la première fois dans l'édition du 18 septembre de New York et Los Angeles d'Entertainment Weekly (1.8 M d'exemplaires), par la chaîne CBS, pour promouvoir sa nouvelle grille de programmes. (ça leur coûte quand même 1 M de $ ;) )

C'est la société Americhip qui a développé cette techno, qui vient rejoindre le Tag 2D au rang des belles perspectives dans la convergence entre medias numériques et medias imprimés.

Etonnant, non ? 





Soumission à l'autorité, de Milgram à Zone Xtrême : que les désobéissants lèvent le doigt ! (1)



Fin 2009 devrait voir la diffusion sur France 2 de La Zone Xtrême, un jeu où chaque mauvaise réponse est punie ... par des décharges électriques !

Le principe est d'une simplicité enfantine : chaque candidat mémorise 27 associations de mots. Il est ensuite interrogé par un autre candidat, qui lui administre à chaque erreur un choc électrique croissant : 20 Volts à la première, 40 V à la deuxième... et ainsi de suite jusqu'à 480 V.

Mais jusqu'où ira la télé-réalité ?!

Rassurez-vous (un peu) : pas bien loin pour l'instant. Le questionné est un comédien, les décharges n'en sont pas : tout ici est faux, sauf le candidat bourreau, testé à son insu sur sa "faculté" à torturer les petits copains sans coup faillir. Le véritable but de l'émission, d'après son producteur : démontrer le pouvoir d’asservissement de la télévision. Comment ? En transposant l’expérience de Milgram dans un jeu télévisuel.

Je veux démontrer que la télé peut faire faire n'importe quoi.

Le documentaire, produit par Christophe Nick, vise en effet à reproduire un classique des manuels de psycho : l'expérience menée aux Etats-Unis dans les années 60, par le psychologue Stanley Milgram, enseignant à Yale.

Des volontaires, enjoints d'administrer à un autre participant des décharges électriques de puissance croissante à chaque erreur, ignoraient que ce prétendu cobaye était complice, et qu'aucun choc électrique n'était en réalité infligé. Démontrant ainsi au passage, et à la stupeur générale, que 62,5% d'entre eux allaient pousser jusqu'à la décharge maximum. Parce qu'un scientifique leur en avait donné la consigne.

Là où la légitimité prenait sa source dans la blouse blanche de la Science chez Milgram, elle émane pour Christophe Nick, producteur de l'émission, de la Télévision, prescriptrice possible selon lui des injonctions les plus absurdes, voire destructrices.

Télé-réalité ou Télé-autorité ?

manettes de réglage

80 candidats ont participé à ce jeu, dont le tournage s’est terminé fin avril. Les résultats bruts doivent être analysés et ne sont pas officialisés, mais selon les constats dévoilés par la presse en avril dernier, 80 % des candidats sont allés au bout.

80 % des candidats auraient administré la tension maximale, torturant et infligeant potentiellement la mort à leur partenaire de jeu. Parce qu'un animateur de télévision leur en avait donné la consigne.   

Il faut prendre avec moultes pincettes la validité même de "l'expérience" et les écarts de contexte à celle de Milgram. Il fallait déjà accepter de participer à un jeu télévisuel. Être "acteur" d'une émission regardée par des millions de personnes est probablement un facteur ou un contre-facteur supplémentaire à "aller au bout". Et c'est sans parler de l'appât d'un gain d'un million d'euros ! (les volontaires de Milgram ne touchaient que 4 $). En outre l'émission n'aura sans doute pas testé les variantes instructives dont Milgram avait éclairé son expérience (Cf. un prochain billet). On est évidemment là dans le divertissement informatif, non dans l'étude scientifique.

Mais le producteur soulève ainsi deux questions. Celle de la force coercitive de la télévision et de ses animateurs, apparemment parés d'une légitimité et d'une influence à la hauteur de toutes les craintes. Et celle des limites des méthodes employées : "jusqu'où peut aller la télé ?"

"La télé utilise tous les moyens de la télé pour tuer la télé."

Face au constat des dérives de certains programmes, où la mort en direct n'est plus très loin d'être le divertissement de demain, l'objectif déclaré du reportage est de mieux comprendre les mécanismes de cette forme de télévision, et le rapport qu'y ont les candidats et téléspectateurs. (Christophe Nick est auteur de plusieurs séries documentaires - Chroniques de la violence ordinaire, Ecole(s) en France, La Résistance... - et du livre "TF1 un pouvoir".)

Or ce supposé documentaire anti-télé-réalité, c’est très exactement de la télé-réalité, utilisée et scénarisée pour les besoins de la démonstration. Il atteint donc là ses propres limites : comment la télé saurait-elle juger la télé ? Libération a ouvert ce débat en opposant à Nick d'user "des mêmes moyens contestables que ces émissions qui poussent leurs participants, volontaires, à explorer leurs bas-fonds". Se prévaloir de morale, d'éthique ou de didactique, ne revient-il pas à donner bonne conscience aux téléspectateurs sur le voyeurisme qui sous-tend leurs motivations ? Est-ce un projet si novateur et instructif, que de démontrer que la télévision peut faire faire n'importe quoi ? A quoi bon enfoncer des portes ouvertes, et flirter avec la ligne blanche pour cela ?

France 2 assure avoir respecté l’ensemble des conditions éthiques imposées par les scientifiques (psychologues, psychosociologues et professeurs de sciences de la communication) associés au projet, notamment un post-suivi des 80 participants. Mais si ceux-ci se voient rassurés au cours du "jeu" sur les effets des décharges ("rien d'irréversible"), quid en revanche des blessures à la dignité humaine, des atteintes à l'image de soi et de l'autre ? Du déni de leurs affects profonds infligé tant aux cobayes, mis quelques minutes face à la conscience d'être plongés dans l'inconcevable, qu'aux tortionnaires réalisant l'épouvantable "facilité logique" à le devenir ? (et c'est oublier les équipes de tournage)

La barbarie est une menace omniprésente, inhérente à la condition humaine. Tout procédé constitutif de la déshumanisation d'autrui, toute banalisation, fût-ce au travers d'un jeu-expérience-documentaire, y concoure. Alors faut-il y jouer pour le démontrer ? Ou faut-il se voiler la face pour s'en préserver ?

La pédagogie utilise-t-elle tous les moyens de la pédagogie pour tuer la pédagogie ?...

Nick dit observer que le leitmotiv des candidats est le sentiment "d'avoir appris quelque chose".

Et l'enseignement qui a émergé des travaux de Milgram (eux-aussi controversés) peut-on d'emblée le dénier à un film ou un reportage de "divertissement" ? Au motif qu'ils ne sont pas le fruit de la réflexion et l'étude d'un universitaire, mais du regard d'un journaliste, d'un scénariste ou d'un écrivain ? Et/ou parce qu'ils cherchent à toucher un large public ?

Éternelle question, et miroir dans le miroir de l'expérience : la blouse blanche fait-elle plus autorité que la télé en matière de pédagogie, la recherche scientifique a-t-elle (et jusqu'où) la légitimité, voire le monopole, d'une fin qui justifie les moyens ? (Pour l'anecdote, Milgram, connu aujourd'hui comme l'un des psychologues sociaux majeurs du XXe siècle, aura d'abord été refusé à Harvard pour son insuffisance d'études en psychologie)

L'émission la posera peut-être. Car l'expérience de Milgram est un classique, largement popularisé, notamment à travers "I comme Icare", film culte d’Henri Verneuil avec Yves Montand, diffusé maintes et maintes fois par la même télévision.

Pas suffisamment pourtant, semble-t-il, pour que la majorité des participants ait réalisé y être plongée. Ce, en dépit d'une hétérogénéité des âges et milieux sociaux qui visait les conditions de représentativité d'un panel, et non celles d'un programme ciblé façon Star Ac' ou Loft Story.

Une autre question, certes très basique, mais intéressante pour le devenir d'une humanité qui, accédant à toujours plus d'informations, est forcément investie de la mission de savoir les analyser et les traiter, serait donc de se demander dans quelle mesure la connaissance antérieure de ce film aura réussi, ou pas, à prémunir certains autres candidats de "tomber dans le piège". A rapprocher aussi de ceux qui l'auront été - ou pas - pour avoir déjà lu "Soumission à l'autorité", ou fait des études en sciences sociales ;) 

Sans conclure, à défaut, que l'un ou l'autre auront été des coups d'épée dans l'eau, cela pourrait le cas échéant démontrer la capacité de la télé à remplir, aussi, dans son contexte et avec une efficience certes limitée mais existante, le rôle de vecteur culturel qu'elle s'est donné. Une aptitude pédagogique à faire contrepoids à ses propres effets pervers, en ayant également eu celui d'élargir le champ de conscience et d'analyse de quelques uns des participants, à l'instant crucial d'administrer la décharge mortelle.

Finalement, pour reprendre les mots de Claude Chabrol au même Libé en 2001 : "A la télé, tout est bien. Il suffit de se mettre à la bonne distance. […] Bien sûr, il y a des choses tellement immondes qu’il faut se mettre très loin, mais c’est passionnant. […] Il faut simplement régler son viseur.
Comme partout.

A suivre. (Milgram et la soumission à l'autorité, processus de l'obéissance et de la désobéissance, déconstruction de la conscience individuelle)




Gagner une limousine, ça vous tente ?



Qui n'a jamais rêvé d'avoir sa limousine ? (Je vous en dis plus dans qq jours !)




Pouvoir de décider ou décider de pouvoir ?



Décider, c'est faire un unique choix, parmi x alternatives, en éliminant toutes les autres. C'est l'instant t où vous prenez un chemin précis et mettez le pied en avant pour faire le premier pas dessus. C'est le moment crucial où vous posez une pierre à tel endroit, et pas à tel autre, pour avoir le droit de vous empresser d'aller chercher la deuxième et décider où vous allez la mettre.

Or être celui qui décide est un rôle paraît-il envié : il y a toujours beaucoup de gens qui aimeraient bien décider, eux aussi.

En particulier après. Pour vous conseiller la prochaine fois de poser la pierre ici plutôt que là - elle tiendrait mieux - ... Ou vous reprocher d'avoir pris tel chemin, et pas tel autre... il est plus vert...

Car au départ, ils ne sont pas toujours si nombreux : quand rien n'est encore fait, que tout est à faire, et qu'il faut mettre un pied devant l'autre. Ou laborieusement empiler les cailloux en un espèce de machin instable qui ferait fuir n'importe quel lézard amateur de vieilles pierres.

Décider, ce n'est pas juste "avoir des idées" ou "donner son avis" : c'est déjà le début de l'action. Quand vous faites quelque chose, cela vous donne implicitement, forcément, une faculté de décider. Ce que vous allez faire, et comment vous allez le faire.



Similar Images : encore un pas de Google dans la recherche visuelle



Je parlais il y a quelques jours seulement du fait qu'on décèle ces temps-ci chez Google les signes d'un mouvement vers le développement des fonctions de recherche visuelle, et bien en voici encore une !

Similar Images ne s'applique pas encore à tous les visuels, mais le résultat est en général plutôt efficace, essayez. Une démonstration vaut mieux qu'un long discours.




Ramage et plumage



Allez, pas le temps (ni l'envie) d'écrire un billet sérieux ce week-end, alors vous la connaissez sûrement déjà, mais on va se faire un petit coup de Susan Boyle.

Déjà vue par 34 millions d'internautes et dans le top 100 toutes périodes de YouTube, c'est la nouvelle coqueluche des britanniques.

Susie de son ptit nom, écossaise et chômeuse de son état, a l'art et la manière de vous réveiller des imaginaires de petites filles ayant rêvé de revanche sur l'injustice du partage combinatoire des acides aminés et de métamorphose en Cendrillon aux 12 coups de minuit, sous des spotlights couleur citrouille (pour les petits garçons, désolée, je ne sais pas, n'étant hélas jamais passée par ce stade : mais promis à l'occasion je ferai une enquête).

Une petite dose de télé-réalité-diversité à la sauce Misérables. De Deus ex Machina (ou d'Humanus in Machina ?) qui ferait monter une larme même aux cœurs de pierre. Pépites cachées, à vos marques ! Avec ça, Madame Michu est légitimement en droit d'espérer offrir une concurrence crédible aux platines bistourisées, UV-isées, photoshopisées, lipo-pumpées et hyaluroniquées.

Même si la prestation d'acteurs du jury n'est pas de la même trempe, et qu'on ne peut que féliciter la production d'avoir organisé l'un des meilleurs buzz de l'émission, franchement, on ne s'en lasse pas. Perso, j'adore : il suffit d'ouvrir les yeux (et les oreilles) et d'avoir foi en l'Homme.




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