Dans les civilisations orales, les frontières de l’interaction étaient moins « marquées » (au sens propre et figuré !) que dans la civilisation de l’écrit. Parler, écouter sont des façons de transporter la pensée de manière discontinue (en fragments) et relativement décloisonnée (passage continuel et transparent d’un thème à l’autre).
L’apparition de l’écriture, puis l’imprimerie, y ont apporté une notion de fermeture et de complétude, en matérialisant « l’interface homme – homme » : un parchemin, un manuscrit, un livre, et même un media audiovisuel, sont limités dans l’espace et le temps, le savoir se « discipline » (par discipline !), les idées couchées noir sur blanc sont « non négociables », sans interactivité directe.
Internet a réouvert ce champ, puisqu’il casse ces frontières spatiales, temporelles, et que de nouveau apparaissent fragmentation et décloisonnement dans l’échange de l’information : civilisation du zapping, de la mobilité ! Continue reading » L’interaction humaine, de la « le...
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