jan 072012
 
Nostradamus2

Je ne me suis pas livrée aux fameuses « prédictions de nouvel an » : si vous voulez en consulter, vous devriez en trouver sur pas mal de blogs, où elles fleurissent en décembre et janvier. (L’expert est un peu la « Madame Irma » de la knowledge economy. ;) )

Une confidence (qui fera rire tous ceux qui me connaissent) : n’ayant pas de boule de cristal, ni de doctorat de cartomancie appliquée – mais quelques notions de probabilités -, je déteste les prévisions et ne pratique jamais ce genre de jeu que je trouve idiot, humainement risqué et irrationnel. :) (presqu’autant que les théories financières quantitatives : la finance est aussi un commerce… de la promesse.)

Du moins, j’essaie… Car dans un environnement d’humains dont la seule préoccupation, au fond, est ce qui leur arrivera demain, sachez que ce genre de résolution est en général plus difficile à tenir que d’arrêter de fumer ! (Ceci étant par contre une théorie assez constante, que l’on soit diseuse de bonne aventure dans une roulotte d’apparat façon cour des miracles, ou conseiller-expert près des grands de ce monde, paré de moultes estampilles « élite de la nation » !)

Voici donc quelques mots, non pour « prévoir » ou « prédire », mais très modestement « décrire l’horizon » [des possibles] tel qu’actuellement je l’entrevois.

Du numérique comme finalité, au numérique comme moyen

Les 15 dernières années ont été celles de « l’outil perçu en soi comme une finalité ». Il fallait passer de l’informatique au numérique, donc bâtir et s’approprier les concepts, les langages et les outils, les potentialités des « analytics » et des « data », les medias sociaux, la mobilité, etc. La « belle époque », aussi, des pures players.

En 2011 (notamment avec le rôle joué par les medias sociaux dans le printemps arabe), un point de bascule a été atteint (sinon dans le mouvement, dans sa prise de conscience collective). Dans de très nombreux domaines, les frontières (économique, psycho-sociale, etc.) entre ce qui est « numérique » et ce qui ne l’est pas, entre « traditionnel, physique » et « virtuel, immatériel« , sont désormais en voie de déclin : en train de finir de disparaître (pensez par ex. au commerce traditionnel / en ligne, aux industries du jeu vidéo, de la formation, de l’information, de l’image, de la musique, du livre, etc.).

Dorénavant le numérique *est* partout, et, à des degrés divers, tout est connecté, en ligne. Il faut donc, déjà, très vite finir de l’intégrer partout où il ne l’est pas assez ou pas encore, pour s’interdire toute fracture.

L’outil ramené [en moyenne] à son rôle de « moyen », le mouvement qui s’opère alors, est un repositionnement (ascendant) vers une [nouvelle] finalité : guidée par la créativité et le sens, elle concerne compétitivité collective, empowerment humain et innovation sociale. 

Un degré d’innovation sociétale et sociale… modelant les organisations ?

Vu depuis l’entreprise, je perçois ce type d’innovation agir à un niveau supérieur de ceux au sens de Schumpeter, en ayant un pouvoir fort de « design organisationnel ». L’enjeu : de nouvelles organisations d’organisations.  [autres billets à venir]  

Les causes : une flexibilité accrue des architectures et un déplacement extrême (d’un point de vue théorique : jusqu’à en sortir !) du centre de gravité des structures informationnelles (effet « cloud » sur les SI, multiplication des points de porosité…) ; une modification du rapport de forces et du degré de superposition entre les systèmes « humain » et « machines » (organisation / SI) ; le développement d’organisations plus fréquemment / fortement orientées vers le sens (cf. notamment l’entrepreneuriat social et l’ESS), etc.

Plus largement, il paraît au moins évident que la technologie, de différentes manières, se fluidifie, se dissout et s’effacera toujours plus dans l’environnement, derrière l’usage et le sens conféré, ceci partout et à toute échelle d’observation : celle de l’état, la ville, l’entreprise, le commerce, l’école, le poste de travail, la maison, la personne, chaque objet du quotidien…

Pour bâtir des stratégies porteuses de valeur, c’est donc désormais à cet environnement réel qu’il faut s’intéresser. Notamment, en donnant à ses bâtisseurs, ses acteurs, ses contributeurs, le pouvoir d’agir dessus, selon leur propre sens, par et avec le numérique. Humain au centre et « société Lego ». (Un jour parlera-t-on sans doute moins d’UGC comme « user generated content », que comme « user generated context » !)

Par ailleurs, il faut comprendre le replacement des lignes directrices globales (les flux d’échanges humains), et agir pour les accompagner (mobilité, visual-conf, localisation – traçabilité, etc.). Le passage de modèles « global / local » à des modèles « global / hyperlocal – interlocal » va s’étendre à de nombreux domaines de la vie (et pas seulement ceux déjà concernés par le « SOLOMO » – social local mobile – sur le mode « ludique / géo-loisirs », du type Foursquare).

Enfin, il faut « penser résilient » car tous ces mouvements ont lieu dans un contexte de fort déficit de connaissance et de maîtrise, mais à un niveau que l’inconscient collectif juge à l’évidence élevé, de risques d’effets environnementaux très structurants, de disruptions majeures sinon d’impacts de crises systémiques de tous types.

Et vous, comment voyez-vous l’horizon des mois et années à venir en matière numérique ?

déc 082011
 
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Rien ne va plus pour l’entreprise 2.0. « La fin d’un cycle » dit Frédéric Poulet, « A déconstruire » pour Frédéric Bascunana, réinterrogé ici par Carnets RH 2.0. On constate ici et là, que l’entreprise 2.0 ne tient pas toujours toutes les promesses espérées. (même s’il faut mesure garder : les études comme celle de McKinsey montrent que performance, croissance, exportations et emplois créés sont en général proportionnels aux investissements réalisés dans le numérique.)

En résumé : ce n’est pas parce qu’on a une jolie boite de pinceaux et de couleurs, qu’on peut toujours produire un Van Gogh, ni même un tableau simplement correct. L’outil ne fait pas l’art.

Et les outils collaboratifs ne font donc pas le 2.0…

(Dans ce qu’on lui prête de collaboratif, de transversal, de flexible et réactif, ce sont la culture d’entreprise, managériale et l’implémentation assumée des process et axes de pouvoir, qui le font.)

A l’heure actuelle, il est certes nettement mieux de les utiliser (avoir un intranet collaboratif pour collaborer, exploiter le canal Web pour vendre, les medias sociaux pour socialiser, etc.) que de ne rien faire du tout.

Mais, pour autant, tout ce qui brille, n’est pas or.  Et espérer des miracles humains et économiques en ajoutant une pincée d’outils collaboratifs et une dose de community management quelque part en bout de chaîne ou en emballage cadeau, sans surtout rien déranger au reste, relève à mon avis de l’optimisme forcené.

Ce serait occulter la question des usages, et celle de leurs bénéfices perçus (pourquoi adopter des usages qui se surajouteraient aux process existants ?). Dans le meilleur des cas, ils le sont donc à la façon d’un élastique tendu, dont la traction repose souvent sur la dépense conséquente d’énergie de quelques uns : dès qu’on lâche l’élastique, il tend à revenir vers sa position initiale.

Aucun changement ne peut être révolutionnaire, efficient et mesurable, s’il n’est voulu et assumé dans *tous* ses tenants et aboutissants par les pilotes de toute organisation, que ce soit à l’échelle politique ou de l’entreprise. Or changer, c’est difficile.

Cela fait des années que je peste contre les agences qui vendent des paillettes 2.0 tout en mettant leurs clients sous dépendance à grand renfort de « mystères du web » et de « baguette magique du community management ». Là où il y a surtout lieu d’avoir un discours honnête et réaliste sur la crucialité de l’enjeu (bien réel), mais aussi sur la « changeabilité interne », et de viser en première démarche intégration d’usages et formation – accompagnement adaptés et hyper-localisés.

Donc comme le résume parfaitement Bertrand Duperrin ici,  « l’équation ‘Entreprise 2.0 = 1.0 + communautés’ est fausse et biaisée ». Et « le problème plus grave que prévu ».

Et le changement de paradigme, alors ?

Le numérique induit un élargissement référentiel, une architecture distribuée… et l’on a pensé pouvoir faire sans. Le numérique a un potentiel transformateur, mais cet effet structurant est bien trop large (l’échelle est sociétale) et bien trop diffusé (il touche chaque point des organisations, chaque individu… bientôt chaque objet) pour être à soi seul héroïque (et ROI-que) dans l’organisation seule, qui resterait en mode statique – autarcique.

Le 2.0 ne révolutionnera pas tant l’entreprise, que l’entreprise dans la société. 

Les routes (terrestres) n’ont changé l’organisation locale que parce qu’elles ont changé l’organisation globale. Les routes numériques, en cela, ne sont pas différentes.

Ce que je qualifie d’organisation 2.0 (ou 3.0, ou ce que l’on veut…) est donc moins l’entreprise 2.0 au sens souvent admis, que la façon dont ces canaux informationnels transforment la société, donc/dont l’entreprise (mais pas que).

Pour moi j’ai tendance à penser que sur les lignes actuelles, l’on se dirigera donc de plus en plus vers ce que l’on pourrait qualifier de BOM (business organization management) : du design organisationnel. Avec comme moteur la créativité et le sens, et comme matériau, flexible et scalable, le cloud computing. [prochain billet à venir]

Nous n’en sommes pas encore là : dans cette vision ce ne sont plus les flux qui se dérouleront dans l’organisation, mais les organisations qui évoluent en continu et s’organisent autour des flux et meta-flux.

Les écosystèmes de start-up ont donc probablement de beaux jours devant eux. Mais du point de vue de l’environnement déjà fortement structuré (celui de l’ETI ou de la grande entreprise, de l’administration, notamment), cela suppose de sortir les yeux (et les cerveaux) du micro-référentiel « organisation » actuel. Et il est probable que le prochain changement à conduire… soit celui des DRH et DSI elles-mêmes !

Je ne peux pas m’empêcher de conclure sur cet bon mot de Fred Poulet :
« Alors… consultants et éditeurs 2.0, dirigeants en temps de crise, vous chantiez 2.0 ?
Eh bien dansez maintenant ;-)
 »

 

Le débat sur Techtoc.tv 

 


Transformation de chooyutshing, sur Flickr (licence CC BY-NC-SA 2.0)

sept 302011
 
Watering the Sun de Conanil, sur Flickr

L’empathie est une notion complexe : ce sont les mécanismes servant notre conscience qui nous permettent de « comprendre » l’autre. Elle intègre une dimension à la fois affective (vous comprenez ses sentiments, ses émotions) et cognitive (vous comprenez ses états mentaux non émotionnels, par ex. ce qu’il croit ou sait).

Comme elle recouvre des réalités physiologiques que nous ne connaissons pas ou mal, l’empathie est depuis une vingtaine d’années un terrain de choix des neurosciences. (On sait, par exemple, que les « neurones-miroirs » s’activent aussi bien quand un individu réalise lui-même une action, que lorsqu’il se contente d’observer un autre individu de la même espèce l’effectuer).

L’empathie n’est pas faite (que) pour les bisounours ! 

On confond communément l’empathie, comprise sur le mode « bisounours surémotif », avec compassion, partage d’émotion, ou émotivité. Continue reading » L’empathie, qualité clé d’une civili…

sept 132011
 
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On a tous à l’esprit l’image de la mère envahissante qui traite son grand garçon de 50 ans et le maintient sous son joug comme s’il en avait 10. L’enjeu ? Le pouvoir, et indirectement l’image de soi.

Élever un enfant c’est lui apprendre à se passer de nous : le conserver dans la dépendance, ne fait évidemment pas de nous un meilleur parent.

De même, en entreprise, différents procédés conscients ou non, peuvent conduire à maintenir ses collaborateurs dans une dépendance, une emprise affective, que la relation professionnelle à elle seule n’explique ou ne justifie pas. Continue reading » Gérer la perte de pouvoir : guider ses collaborat…

août 302011
 
Métronome

Le rythme est une clé de réussite.

Savoir maîtriser le rythme de développement d’un projet de création ou de croissance est stratégique.

1) « Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables » : maxime ô combien vraie, mais que trop souvent l’on ne pense applicable qu’aux autres. Lors d’une création d’entreprise ou d’une phase de croissance, après quelques mois voire 2 ou 3 ans, vous vous retrouvez en enfer : parce que vous êtes Superman, vous maîtrisez tout, avez toujours tout fait vous-même, mais vous êtes le seul sur qui tout repose, et rien ne peut tourner sans vous. Envoyer une documentation à un client qui la demande, honorer une commande entrante, payer une facture, sont à la merci de vos temps et rythmes, lesquels sont ultra-pressurisés. L’entreprise risque l’échec (et vous avec).

2) Les risques d’un emballement trop rapide ou mal équilibré dans le déploiement organisationnel. A l’inverse, vous avez peut-être très vite recruté toute votre équipe et organisé votre sous-traitance : « je ne risque donc pas ce problème » direz-vous. Vous en courez un autre : moins de 10% des start-up réussissent et la cause principale d’échec (voir aussi « It’s not how big it is, it’s how well it performs » via @Marc Lipskier) est une surestimation de l’envergure, principalement humaine, à donner au projet Continue reading » Rythmer le développement de la petite entreprise …

juil 252011
 
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Ce billet « survivre à l’ère de l’information » vous donnera une idée de la masse astronomique de données dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Une masse complexe, ingérable, et en grande partie sans valeur (réplications…), qui doit naturellement trouver la voie de son organisation. Depuis l’émergence de l’économie de l’information, tout se passe comme si nous suivions ce type de mouvement :

Continue reading » Datas, contenus et relation sociale : la naissance…

juin 142011
 
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Décloisonner, mot clé du XXIe siècle, à mon avis.

Penser global, penser but, penser sens.

Et d’une façon ou d’une autre, gommer les silos, les cadres – trop structurants et donc déstructurants (par insuffisance de finesse et d’ajustement) pour la complexité qu’est la vie humaine – mais qui existent, partout dans nos vies, entre services, entre disciplines…

Continue reading » Décloisonner

mai 172011
 
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Les projets, les sites e-commerce, les start-ups se multiplient : en théorie chacun peut se lancer dans son salon (ça peut marcher aussi dans votre garage, au cas où votre voiture occupe déjà tout le salon :D ).

Je vais prendre le contrepied de ce qui s’entend souvent, de cette facilité apparente : la rentabilité de nombre de sites e-commerce, portails, marketplaces, est un enjeu bien souvent très délicat, a fortiori à court terme.
fév 132011
 
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Le lancement d’une Ecole Européenne des Métiers de l’Internet par Jacques-Antoine Granjon (vente-privée), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic) a fait le buzz ces dernières semaines. Ce n’est pas tous les jours que des stars de la Net Economie se mêlent d’enseignement, et ils viennent d’ailleurs de réitérer avec la  création d’une chaire e-business à HEC (NB l’article a une photo vraiment sympa, avec tous ces messieurs charmants, mais… où sont les femmes ? :D ).

Je n’y reviens pas car vous avez déjà eu toutes les infos là-dessus, le sujet a été pas mal débattu (Cf. notamment ces plateaux que nous avions faits sur Techtoc), et le besoin est là du point de vue des entreprises.

Par contre je trouve intéressant d’évoquer son modèle-même, qui m’a paru plus souvent susciter doutes et questions, de 2 sortes : Continue reading » Si je créais l’EEMI, j’en ferais une …

jan 212011
 
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Voici une représentation schématisée intéressante des différents types d’accompagnement de l’entrepreneur et du dirigeant de TPE, par rapport à la notion de savoir – relation. Vous pouvez la trouver dans les Annales 2008 – 2009 du Réseau Artisanat-Université, parues en mai 2010.

(Le but du Réseau Artisanat – Université – développé par l’Institut Supérieur des Métiers avec le soutien du Ministère de l’Economie – est de faire se rencontrer deux univers rarement amenés à œuvrer ensemble : l’université, et l’artisanat et les TPE. Ces annales en capitalisent les observations.)
Continue reading » Les typologies d’accompagnement du dirigeant de …

fév 142010
 

Dans un récent billet sur Envie d’Entreprendre, Andrée Fraiderik-Vertino évoque le statut d’intrapreneur, et sa faible reconnaissance : les intrapreneurs sont-ils des sous-entrepreneurs ?

J’ai expérimenté les loupés, les échecs, les petits ou gros obstacles, de l’intrapreneuriat, et je suis toujours frappée de voir qu’en raison précisément de ces différences avec un véritable entrepreneur, ce n’est pas toujours perçu ainsi de l’extérieur, et ces risques absolument pas compris comme tels : pourquoi ? Quelles sont les différences et les points communs entre entrepreneurs et intrapreneurs, et les spécificités de l’intrapreneuriat ?

Intrapreneur = mère porteuse

C’est la définition qui m’en est le plus souvent venue à l’esprit. Nous savons tous combien d’entrepreneurs peuvent être attachés à leur projet, leur entreprise, qu’ils ont conçue et vue grandir comme leur propre enfant. Or être intrapreneur, c’est, aussi, avoir conçu un bébé et avoir assumé en parent tous les stades de la grossesse jusqu’aux premiers pas.

Continue reading » Intrapreneurs : mères porteuses de l’entrep…

août 072009
 

Fin 2009 devrait voir la diffusion sur France 2 de La Zone Xtrême, un jeu où chaque mauvaise réponse est punie … par des décharges électriques !

Le principe est d’une simplicité enfantine : chaque candidat mémorise 27 associations de mots. Il est ensuite interrogé par un autre candidat, qui lui administre à chaque erreur un choc électrique croissant : 20 Volts à la première, 40 V à la deuxième… et ainsi de suite jusqu’à 480 V.

Mais jusqu’où ira la télé-réalité ?! Continue reading » Soumission à l’autorité, de Milgram à Zone Xt…

mai 242009
 
Mur_Peste[3]

Décider, c’est faire un unique choix, parmi x alternatives, en éliminant toutes les autres. C’est l’instant t où vous prenez un chemin précis et mettez le pied en avant pour faire le premier pas dessus. C’est le moment crucial où vous posez une pierre à tel endroit, et pas à tel autre, pour avoir le droit de vous empresser d’aller chercher la deuxième et décider où vous allez la mettre.

Or être celui qui décide est un rôle paraît-il envié : il y a toujours beaucoup de gens qui aimeraient bien décider, eux aussi. Continue reading » Pouvoir de décider ou décider de pouvoir ?

avr 052009
 

Il y a certaines situations que j’ai personnellement toujours détestées et jamais bien su gérer, que j’ai redécouvertes dernièrement, curieusement à la relecture de quelques classiques de la S.F., d’Asimov. Ce sont celles de « double contrainte« .

Le « double bind » est un concept apparu en 1956, théorisé par Gregory Bateson, qui désigne une situation de paradoxe imposé. Deux obligations ou injonctions contradictoires sont reçues, qui, s’interdisant mutuellement, induisent une impossibilité logique à les résoudre ou les exécuter sans contrevenir à l’une des deux. Le terme de « knot » (nœud) est également employé pour décrire cette (terrible ! :) ) situation d’enfermement. Continue reading » La double contrainte ou l’art de gérer des …

fév 212009
 

J’avais évoqué dans un précédent billet l’importance fondamentale que prend, dans une démarche de changement, la perception, voire l’action sur la structure de valeurs, tacites ou explicites, de l’entreprise. Formalisées ou non, les valeurs existent dans toute organisation.

Or je viens de finir le dernier ouvrage reçu, « Les valeurs », de Thierry Wellhoff (dirigeant fondateur de l’agence Wellcom), et je n’ai pu assister à la présentation par l’auteur, mais je conserve de cette lecture l’excellente analogie à un « code génétique ».

Continue reading » Les valeurs d’entreprise. Résoudre la question …