2RO, blog de Corinne Dangas

samedi 6 mars 2010

Identité augmentée : Recognizr, un trait d'union entre identité physique et identité numérique, via la réalité augmentée.



L'identité numérique est un sujet qu'il m'est souvent arrivé d'évoquer dans les débuts de ce blog il y a 4 ans. Émergents alors, les enjeux de la gestion de notre e-réputation, tout comme les systèmes de partage d'attributs entre sites, d'authentification décentralisée etc. se sont imposés depuis, et deviennent une évidence toujours plus quotidienne pour beaucoup d'entre nous.  

Lors du dernier World Mobile Congress, The Amazing Tribe (TAT), une société suédoise spécialisée dans le design des IHM, a fait un autre pas en avant dans cette voie, en faisant converger identité réelle et numérique.

TAT a réalisé un prototype d'application mobile pour Android, qui utilise la reconnaissance faciale et la réalité augmentée pour associer à une personne physique ses identités virtuelles et ses contributions sur les réseaux sociaux.

Concrètement : vous pointez votre mobile vers un visage rencontré ici ou là, lequel est modélisé en 3D et rapproché d'une base de données (inscription volontaire, rassurez-vous ;) ). La personne ainsi identifiée, Recognizr superpose au visage, en réalité augmentée, les icônes des réseaux auxquelles elle est inscrite, ce qui permet d'accéder à ses informations connues et partagées sur le Web social : profil, coordonnées, présentations, publications, etc. Regardez !

On voit que les dispositifs règlementaires sur les données personnelles ont du chemin à faire, et à faire vite, s'ils veulent arriver à suivre l'avancée des technologies ! Car ce type d'appli réveille évidemment les débats sur la protection de la vie privée... et montre surtout une fois de plus que notre "territoire social", de la simple proximité géographique (notre rue, notre lieu de travail, notre ville...), est devenu l'Internet tout entier. Et qu'il sera désormais de notre responsabilité à chacun d'éviter d'y faire ce que l'on ne ferait pas sur le pas de notre porte ! 

samedi 21 février 2009

Les valeurs d'entreprise. Résoudre la question "valeurs éthiques ou valeurs marketing ?"



J'avais évoqué dans un précédent billet l'importance fondamentale que prend, dans une démarche de changement, la perception, voire l'action sur la structure de valeurs, tacites ou explicites, de l'entreprise. Formalisées ou non, les valeurs existent dans toute organisation.

Or je viens de finir le dernier ouvrage reçu, "Les valeurs", de Thierry Wellhoff (dirigeant fondateur de l'agence Wellcom), et je n'ai pu assister à la présentation par l'auteur, mais je conserve de cette lecture l'excellente analogie à un "code génétique". Son approche élargit en effet la dichotomie usuelle : valeurs identitaires (marketing, commerciales, visant le profit, externes, orientées clients), vs valeurs éthiques (RH, comportementales, citoyennes, de contribution sociétale, internes, orientées collaborateurs).

Les valeurs et l'entreprise

A l'origine, le constat du développement ces dernières années de cette notion de "valeurs" en entreprise. Réponse, bien souvent, à des nécessités ou des objectifs environnementaux : il faut faire de l'équitable, de l'éthique, du durable, du communautaire, bâtir sa réputation ...

Mais porter des valeurs par essence universelles, revient à soi seul à enfoncer des portes ouvertes. Ce sont bien leur priorisation, leur juxtaposition, leur mode d'application, qui construisent un code propre à chaque entreprise. Fort de ce constat, Thierry Wellhoff souligne lui aussi qu'il est plus pertinent de parler de système de valeurs, que de valeurs.

Le livre débute sur une synthèse des connaissances ("Comprendre les valeurs"), puis établit donc un panorama complet et la cartographie des valeurs choisies par les entreprises ("Connaître les valeurs"), large extrait de l'Index international des valeurs corporate ®. Où l'on découvre par exemple que "L'Innovation" est la plus souvent retenue, par 31% des entreprises françaises étudiées.

Enfin, et c'est cette dernière partie du bouquin ("Engager une démarche valeurs") qui me semble la plus à même d'être soulignée, sont exposés les meilleures pratiques et les bénéfices à en espérer . les valeurs Wellhoff

Les valeurs : Donner du sens, guider la communication, construire la réputation

L'intérêt d'une démarche de formalisation des valeurs

Les valeurs réalisent une "intersection" entre l'entreprise et ses différents publics (internes, externes) : un axe de convergence entre son système propre et celui que propose l'entreprise, où chaque individu va pouvoir identifier des fondamentaux qu'il partage.

Porteuses de vision et de sens, elles sont donc très pratiquement, le moyen simple, "implicitement explicite", d'indiquer à chaque collaborateur l'orientation à prendre dans chaque problème quotidien auquel il est confronté. Tout comme elles sont celui de clarifier le discours externe et sa différenciation à la concurrence.

" Identitaire + Ethique = Réputation "

Au final, toute l'équation tient en la volonté de mettre en cohérence le "dire" et le "faire". Un système de valeurs clairement formalisé et déployé est normalement apte à fédérer ces deux visions de l'entreprise : celle qui vend, s'adresse à ses clients et génère du revenu, et celle qui cherche à s'intégrer dans la société et à la servir. 

Mais confrontées à l'ambivalence, nombre d'entreprises privilégient l'un ou l'autre axe dans leur choix de valeurs, voire renoncent simplement à toute démarche de formalisation.

A ceux intéressés à s'y essayer dans leur entreprise (direction générale, RH, communication, marketing), le livre offre donc un outil pragmatique qui les y aidera. Car in fine, parvenir à formaliser ce code génétique propre à chaque entreprise, c'est être capable de réconcilier et répondre à ces différents enjeux, et de garantir la cohérence de sa communication.

Le site de l'ouvrage  -  Voir sur Amazon : Les valeurs (T.Wellhoff)

dimanche 27 janvier 2008

L'Effet Pygmalion. Etiquettes, stéréotypes et prophéties auto-réalisatrices.



Les travailleurs sociaux, les professionnels de l'éducation, des ressources humaines, savent qu'apposer une étiquette est beaucoup plus facile que de la décoller.

Connu en sciences de l'éducation parmi les déterminants de l'échec scolaire liés à l’enseignant même, le phénomène d’étiquetage a été mis en évidence par Rosenthal et Jacobson, qui l’ont baptisé "Effet Pygmalion". L'effet Pygmalion décrit la capacité des attentes sociales à créer la réalité sociale.

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mercredi 17 janvier 2007

Venyo : bâtisseur de réputation - fournisseur de confiance 2.0 ?



Maintenant que vous avez été élu TIME's person of the Year 2006, la question de votre réputation sur le Net devient un enjeu de plus en plus sérieux.

Start up suisse, retenue l'année dernière lors de la session Launchpad de la conférence Web 2.0 de San Francisco, Venyo lance un outil permettant aux autres internautes d'évaluer la confiance que l'on peut vous (et me) faire. ;)

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